FAMILLE GUIBERT

Je me présente :

Armelle GUIBERT  épouse CHAUTEMPS

Née le 22 Décembre 1944 officiellement, mais en fait, le 20 à Oran.  Le bourricot a mis longtemps pour arriver à la mairie, comme dit mon mari.

 

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Avant vers ? ? ?  AVANT, donc !  

Armelle 13-14 ans Oran

Maintenant

Mes parents : Nés en Algérie. 5 générations sont nées en Algérie dans ma famille. Nos origines sont assez diverses, il y a des alsaciens de Molsheïm, des espagnols de Elche et Madrid et des français de Villars de Lans. Je sais, je sais les alsaciens sont aussi des français.

Maman : Mathilde STEÏBEL   née à ASSI BOU NIF. C’est par maman que nous avons du sangalsacien

Papa : Alexandre GUIBERT  né à ASSI BEN OKBA, petit colon, puis boulanger à Gambetta

Maman à moitié Alsacienne et Espagnole Papa à moitié Français et espagnol

Et ce mélange de race, de cultures a donné de bons français et de futurs Pieds Noirs, fiers de l’être

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Ma sœur :

Monique : appelée Miquette à cause de Mickey !

Née à Oran le 20 février 1931

 

Avec son futur mari, Christian ROUSSEL, le jour de leurs fiançailles. Il sera pris dans une embuscade, et blessé. Il avait été rappelé en tant qu’officier de réserve et décédera des suites de ses blessures à 25 ans environ, en laissant sa femme et son fils Pierre - Christian âgé de 3 ans.

Voilà, pour notre petite cellule familiale.

 

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MON GRAND PERE : PEPERE GEORGES

J’oublie quelqu’un de très important pourtant, mon grand-père l’alsacien (mais un alsacien né en Algérie), Georges STEÏBEL qui vivait avec nous à la boulangerie, plus connu sous le nom de Pépère Georges ou Monsieur Georges. Nous nous entendions très bien tous les deux et je l’aimais beaucoup. Il est mort en me tenant la main et je suis très heureuse d’avoir été là pour lui au moment du grand passage. Je devais avoir 13 ans environ et je m’en souviens très bien.

Mon grand père : Pépère Georges avec sa fille Mireille VEJUS à Saint Eugène.

Il portait toujours une large ceinture de flanelle rouge qu’il cachait sous son gilet.

A la boulangerie, le four était au sous-sol de l’immeuble. Il y avait des poteaux, Pépère Georges attachait sa ceinture autour d’un poteau, il la tendait et avançait en tournant sur lui-même pour l’enrouler autour de lui. Je trouvais cela très étrange et je ne comprenais pas pourquoi il faisait ça, jusqu’au jour où il m’a expliqué que c’était pour avoir chaud aux reins.

C’est lui qui me racontait combien les temps étaient durs pour lui et sa sœur aînée, Léontine quand ils étaient petits.

Leurs parents qui avaient quitté l’Alsace pour ne pas être allemands travaillaient très dur leur lopin de terre et les enfants participaient aux travaux.
Un matin, vers 4H du matin, Pépère Georges et sa soeur amenaient les bœufs et son casse-croûte à leur père qui était resté sur place pour garder la récolte de la veille. Il faisait nuit et les deux enfants avaient très peur. Mon grand père (6 ans environ) marchait devant avec la lanterne et Léontine (9ans) derrière avec les boeufs.

 D’un coup, ils ont entendu des coups sourds, dans la campagne ; effrayé, mon grand père a lâché la lanterne et a pris ses jambes à son coup en laissant seule sa sœur, dans le noir avec les boeufs. Les hommes du village sont arrivés, alertés par les cris de mon grand père. Et là, la honte qu’il a eu le grand père quand ils ont découvert que les coups n’étaient autre que deux énormes et vieilles tortues qui se battaient.

Si, je vous raconte cette anecdote, c’est pour montrer combien la vie n’était pas si facile pour ces premiers Pieds Noirs. Ils travaillaient dur la terre pour la défricher, se faisaient voler leurs récoltes, et les enfants à 4H du matin étaient déjà debout avant d’aller à l’école. En plus, il y avait le choléra, la malaria, la rage qui les guettaient.

D’ailleurs, sa mère, mon arrière grand-mère a été mordue par un chien  enragé et a été étouffée entre deux matelas. C’est horrible comme mort mais c’était la seule façon de le faire à l’époque sans se faire mordre soi même. Mon grand père qui devait avoir 10 ans quand sa mère est morte, me le racontait plus de 50 ans après avec beaucoup d’émotion. Il se souvenait encore des cris de sa mère qui était devenue enragée. Le vaccin n’existait pas encore.

Bizarrerie de la vie, quand j’ai eu 10 ans environ, nous fumes mordu tous les deux par un chien enragé mais là le vaccin existait et nous avons eu droit à 1 piqûre dans le ventre tous les jours pendant 1 mois.

 

C’est aussi mon grand père qui a fait le cascadeur à l’âge de 70 ans environ.

Comme je l’ai dit plus haut, le sous - sol de l’immeuble était occupé par tout le four. C’était immense et les plafonds très hauts. Il y avait un escalier métallique très étroit et une large trappe pour monter le pain tout chaud dans de grandes panières sur roulettes.

Un jour, mon grand père qui faisait redescendre une de ces panières vide est tombé avec. Heureusement, il a eu plus de peur que de mal. On en a bien ri après.

Nous avions une mule et un âne dans le garage au-dessus du four, je ne sais pas combien de fois, ils sont tombés par la trappe (une autre trappe) qui servait à décharger les copeaux pour allumer le four. Ils ne se faisaient pas mal car ils tombaient dans les copeaux mais le plus dur c’était pour les remonter par l’escalier métallique étroit et qui tournait à angle droit. Il fallait voir le spectacle, les bêtes affolées, les hommes qui tiraient, qui poussaient, la pauvre bête qui glissait sur les marches métalliques. Je me demande encore comment ils faisaient pour les remonter.

 

Ceux qui ont eu la chance de connaître le four, se souviennent sûrement des parties de cache - cache qu’on faisait là-dedans. On se cachait dans la pièce aux copeaux, sous les copeaux. On sortait de là plein de poussière, de copeaux dans les cheveux et nos mères râlaient.

On jouait aussi sur le toboggan qui servait à faire descendre les sacs de farine, on faisait de ces glissades là-dessus, la farine aidant on descendait à toute vitesse. Mais c’était dangereux car l’arrivée était très au-dessus du sol pour que les hommes puissent prendre les sacs sur leur dos sans avoir à se baisser. Mon père n’aimait pas qu’on s’amuse trop sur le toboggan.

Que de bons souvenirs à Gambetta. J’arrête là car au fur et à mesure que j’écris les souvenirs remontent et je serai intarissable.

QUELQUES PHOTOS DE LA FAMILLE et  DES AMIES DE GAMBETTA ; 

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Maman, ma sœur et moi à la plage de Saint Roch en bas des grands escaliers en bois.

Que de bons souvenirs de Saint Roch. Nous y avons passé plusieurs étés.

Je me souviens qu’avec des copains de mon âge, on avait appris à faire des chapeaux en papier. On les collait avec de l’eau et de la farine et on essayait d’aller les vendre sur la plage, mais sans succès. Fallait être vraiment naïfs pour croire que quelqu’un allait nous en acheter. Pour nous, ils étaient les plus beaux chapeaux du monde.

On se faisait aussi des colliers avec des nacres, je crois d’ailleurs que sur la photo j’en porte un. On en trouvait beaucoup à cette époque, ainsi que l’œil de Sainte Lucie qui soi-disant portait bonheur. Cet œil de Sainte Lucie est en fait l’opercule d’un coquillage.

Mon père m’avait fait un masque avec une vitre de masque et des morceaux de chambre à air et il m’emmenait « plonger » avec lui. Il n’y avait pas de masque assez petit pour mon âge. J’avais 3 ans ½ et il m’avait appris à nager dans le bassin de la ferme que nous avions près de la Montagne des Lions. Malheureusement je ne me souviens pas du tout de l’endroit.  

Je me souviens que ma mère m’obligeait à faire la sieste et que je râlais comme un vieux pou. Pour moi c’était du temps perdu, de la plage en moins. Je passais des heures dans l’eau. Quelquefois, pendant la sieste, je me sauvais et j’allais me baigner. Mais un jour, je me suis fait prendre et je n’ai plus recommencé mais comme je m’ennuyais trop dans ma chambre, je jouais avec les bougies,  je les faisais fondre, 

je sculptais des objets et j’en mangeais !! Quelle horreur, et je n’ai heureusement jamais mis le feu à la villa !

C’est à Saint Roch que j’ai gagné pour la 1° et dernière fois de ma vie un concours de beauté. Toutes les petites filles étaient jolies, bien coiffées, bien habillées et moi sauvageonne en maillot, je regardais sans même penser que j’aurai pu y participer. Ce n’était pas trop le genre de la maison. Un des organisateurs m’a vu, il m’a fait monter et c’est moi qui aie gagné.

Malgré tout, j’étais fière.

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Papa, moi Armelle et Maya bébé, ma petite chienne que j’ai tant aimé

Pierre Christian mon neveu, presque frère, Avenue Guynemer à Gambetta.

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Mon père, ma sœur Miquette et moi

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Saint Leu : Christian, Miquette , Maman sans tête et moi

Saint Leu : Moi, Christian, Miquette et Papa

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A la foire d’Oran, Maman, Papa, mon neveu Pierre Christian dit Pipouch et moi vers 11 ans.

Ma sœur Miquette et sa 2CV

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Armelle vers 11ans devant la boulangerie appuyée contre la Panhard de mon père

DAMESME 1961 : - moi à 15 ans

Nous n’allions plus à la plage de Saint Leu car trop isolée. Quelquefois nous étions les seuls sur la plage et les dernières années c’était devenu trop dangereux.

Aussi, nous allions à Damesme qui était plus fréquentée, mais pas comme Palavas maintenant !

Mes grands parents avaient eu un cabanon sur pilotis à Damesme que la mer avait emportée. Ils ne l’ont jamais reconstruit. C’est bien dommage.

 Permis de conduire de Papa
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PHOTOS PLUS RECENTES

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Papa au saxo.

Papa tout beau pour les fiançailles de Sa petite fille Caroline
PHOTOS DES AMIS (IES)  de GAMBETTA 
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Raymonde JUAREZ et Suzanne MARTIN

Suzanne MARTIN, Raymonde JUAREZ et Dédé ZARAGOZA

Suzanne MARTIN, Armelle, Maman et Maya en pique-nique

Pour ceux qui connaissaient le quartier, c’est l’arrière de la boulangerie avec au fond le fort de Santa Cruz. Je ne sais plus à qui appartenait cette belle villa pas tout à fait finie. On devine dans le champ, mon neveu Pierre Christian et  mon chien Jimmy, un superbe berger allemand. champ-vague-derrière--la-bo.jpg (46238 octets)
COLONIE DE VACANCES DE LAPEROUSE :
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Les dortoirs et les réfectoires de La Pérouse

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? et Muriel

Un groupe à La Pérouse avec le réfectoire au fond

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Mon groupe  avec notre cheftaine Monique Debout à gauche : moi et Muriel Mon groupe et toujours Muriel et  moi à côté

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Est-ce quelqu’un se reconnaît ?

Fête de fin de séjour ; mon groupe «  Les coquelicots », gentil  coquelicot Mesdames, gentil coquelicot Mesdames, gentil coquelicot Messieurs …… ???
PHOTOS DE  CLASSE
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ECOLE PRIMAIRE DE GAMBETTA : 1951 ECOLE PRIMAIRE DE GAMBETTA

Et j’ai gardé cette photo pour la fin parce qu’elle est très importante pour moi.

Raymonde CARA, mon cousin Jean Paul STEÏBEL et ?

Raymonde CARA était ma meilleure amie et je n’ai plus eu de nouvelles d’elle. Si quelqu’un la reconnaît et sait quelque chose sur elle, je le remercie par avance de me le faire savoir.

armellechautemps@hotmail.fr