|
APERÇU
HISTORIQUE La Vierge blanche de Notre Dame de Cap Falcon aujourd’hui située
au Cap Brun, près de Toulon, avait été en son temps édifiée par la
population de Mers El Kébir et offerte à Notre Dame de Santa Cruz pour
lui exprimer sa reconnaissance d’avoir été épargnée lors des
bombardements des 3 et 6 juillet 1940, qui virent la destruction d’une
partie de la Flotte Française sous le feu des canons anglais. Le 3 juillet 2004, une cérémonie
commémorative a été organisée par la municipalité de Toulon représentée
par M. Michel Cameli, adjoint délégué aux A.C. et par le commandant
Maurice Lorain, président de l'amicale des anciens de Mers-El-Kébir et
par l'amicale des anciens marins du « Strasbourg »,
devant la stèle portant la fresque sculptée en 1933 par Halbout de
Tanney, dédiée aux marins morts pour la France, durant les deux
guerres 1914-1918 et 1939-1945, (fresque qui se trouvait à Alger, en
face de l'Hôtel Aletti ; Démontée en 1962, elle fut reconstruite
à Toulon). Une plaque en marbre : « Aux 1297 marins
morts pour la France, les 3 et 6 juillet 1940 à Mers-El-Kébir »
a été placée sous la plaque de bronze, dédiée au cuirassé « Bretagne » : « A
la mémoire des officiers, officiers mariniers, quartiers maîtres et
marins de La Bretagne, disparus à Mers-El-Kébir, les 3 et 6
juillet 1940, pour l'honneur du Pavillon français ». Cette stèle
commémorative se trouve, pour ceux qui souhaiteraient s'y recueillir,
Batterie basse au Cap Brun, à l'est de Toulon Après l’exode de 1962, dans l’Algérie indépendante la statue, restée à demeure, semblait vouée aux mêmes profanations que d’autres objets et lieux sacrés chrétiens livrés au fanatisme islamique. Il se trouva heureusement, quelques années plus tard, un fonctionnaire de la base navale encore française, enfant de pêcheurs « marsouins », Marcel Schiano di Lombo fonctionnaire de la marine nationale et ténor des chœurs de la cathédrale d'Oran qui a pu courageusement l'arracher, cinq années après l'indépendance de l'Algérie, des destructions qui visaient déjà toutes les statues religieuses chrétiennes, non rapatriées en France, soit disant symboles de 130 années de colonialisme pour les Ulémas pour la rapatrier à Toulon. François
Gonzalez
Il
existe entre l'anse Méjean et l'anse du Fer À Cheval, un
promontoire au sommet du quel a été construite la chapelle
Notre Dame du Cap Falcon. C’est un aumônier militaire qui en
charge de celle-ci. Elle est édifiée sur les restes d'une
fortification bétonnée de la seconde guerre mondiale et la
statue provient d'Oran, ramenée à la suite des
"événements d'Algérie". Voici
le texte que l’on peut y lire. Que
de Notre Dame du Cap Falcon, près d'Oran rapatriée d'Algérie par M.
Marcel Schiano érigée sur une chapelle conçue par M. Giner architecte a
été bénie en Avril 1975 par Monseigneur Barthe évêque de Fréjus. Témoignage
de fidélité elle est devenue la Vierge des Rapatriés vers la Méditerranée
qu’elle regarde. Respectez ce lieu de pèlerinage. Les
aménagements réalisés au Cap Brun sont l’objet d’une convention
passée avec le Conservatoire du Littoral (propriétaire des lieux) et
l’association UAVFROM (Union des amicales varoises des Français rapatriés
d’Outre Mer). Le
site avait besoin d’une cure de jeunesse doublée elle aussi d’une
mise en sécurité pour les visiteurs. Après
deux tranches de travaux réalisés par la Ville de Toulon qui ont concernés
les éclairages, la fermeture du blockhaus situé sous la chapelle, la
chapelle elle-même, ses différents accès ainsi que les escaliers qui y
mènent. Et là aussi, il a été décidé d’installer une table
d’orientation qui raconte "la petite histoire de la rade". Un
but de promenade supplémentaire à découvrir désormais en toute
tranquillité ! Pardonner ?...Impossible !
Oublier ?...Jamais !
Extrait relevé sur http://nice.algerianiste.free.fr/pages/cimetieres/profanation.htm Voilà
donc comment un monument en exil et un prêtre (ex-enseigne de vaisseau
rescapé du « Dunkerque ») veulent rappeler que d'une rive à
l'autre de la Méditerranée, ces 1297 morts pour la France à Mers El Kébir
appartiennent à notre Mémoire. Le rapatriement des dépouilles profanées
doit être rapidement effectué par nos gouvernants pour l'honneur du
Pavillon français, une fois de plus bafoué ! Une
mobilisation générale doit être donc faite, dans ce sens, de Brest à
Toulon, nos deux ports de guerre au sein de la « Royale »
et de ses amiraux -dont un certain Philippe De Gaulle, aujourd'hui sénateur
et écrivain de ses mémoires familiales- en vue du rapatriement des
restes de ces héros, interdits de repos en paix, en terre d'Islam, où
ils ont trouvé la « Mort pour la France », il y a 65 ans ! En
effet, comme l'a écrit Victor Hugo :
« Ceux
qui pieusement sont morts pour la Patrie ! Ont droit qu'à leur
cercueil la foule vienne et prie ! » Ce
rapatriement des dépouilles est possible puisque par le poids de la
fatalité des ans, il ne concernera que des ossements. Quant
au frais de transport de ces restes glorieux, aucune illusion à se faire,
les « pétroliers » algériens n'y participeront pas. Le
financement pourra être, quand même, aisément trouvé auprès du Secrétariat
d'Etat et des association d'anciens combattants ainsi que par une
contribution caritative de certaines associations de rapatriés
organisateurs de croisières lucratives et de visites dans ce qui fut
l'ORANIE française ! Un tel geste honorerait ces représentants de
la communauté « nostalgique » de nos compatriotes, qui se
trouvent également à la tête d'associations concernant l'utopique
restauration des cimetières civils et le rapatriement des dépouilles de
nos aïeux, contre monnaies sonnantes et trébuchantes, évidemment.
Peut-être le
Président de la République française, Jacques Chirac, et les membres du
gouvernement, sympathisants du capitaine Bouteflika de la Willaya V, en
1962, totalement ignorants d'une province française riche de quinze départements
que l'on appelait autrefois l'Algérie, ainsi que certains représentants,
parait-il, des Français rapatriés d'Algérie, (Sic ??), alias
Nouvion, (Recours pour une promotion O.N.M.), et Poli (F.N.R. à contre
sens de son président Yvan Santini), qui l'accompagnèrent, lors de sa
visite d'Etat, à Alger et à Oran, « Des Visas ! Des
Visas ! », Ont-ils la réponse ? D'autant
qu'à l'occasion de leur déplacement, ils ont alors donné un certificat
d'authenticité à l'opération, badigeon à la chaux blanche, des
cimetières civils de Saint Eugène à Alger et de Tamashouët à Oran
ainsi qu'à la restauration de quelques tombes qui ouvrent un nouveau
« trafic d'ébène » des restes de nos pionniers. Au pied de la
croix blanche du « Marin inconnu » du cimetière de
Kerfautras, un message, hommage pudique et anonyme, porte cette émouvante
phrase, lourde de douleur : « Tu
es notre pensée de chaque jour ! »
Une pensée rendue encore plus douloureuse, désormais,
depuis l'annonce de la profanation du 25 avril 2005 ! C'est pourquoi le vers mobilisateur de Joseph Kessel : « Ami ! Entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines ! » Sied bien mieux, à cette profanation qu'il est impossible de pardonner et que l'on ne pourra jamais oublier, que le vers de Jacques Prévert : « Et la mer efface sur le sable... ! » Yves
Henry |