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La Croix du 24 février 1962, recommandait, au sujet des jeunes rapatriés
qu’il fallait : « …éviter de laisser notre jeunesse se contaminer
au contact de garçons qui ont pris l’habitude de la violence poussée
jusqu’au crime ».
"Français d'Algérie,
allez vous faire réadapter ailleurs..." (Gaston Deferre, Paris
-Presse du 22 juillet 1962)
Interview du maire de Marseille
dans le journal Le Figaro du 26 juillet :
Question : « Voyez-vous une solution au problème des rapatriés de
Marseille ? ».
Réponse : « Oui ! Qu’ils quittent Marseille en vitesse ».
Sur les bancs de l’Assemblée
Nationale, il crie « il faut les pendre, les fusiller, les rejeter à
la mer... », en ajoutant qu’ils ne les recevrait jamais dans sa
cité.
"Ce sont des vacanciers.
Il n'y a pas d'exode, contrairement à ce que dit la presse" Robert
BOULIN, conseil des Ministres du 30 mai 1962.
Cette phrase est répétée par
De GAULLE (Alain PEYREFITTE "c'était De Gaulle"( Fayard 1994
page 137)
17 juin 1962, au Conseil des
Ministres, Robert BOULIN récidive: "Ce sont bien des vacanciers,
jusqu'à ce que la preuve du contraire soit apportée" (PEYREFITTE
o.c. page 173)
Conseil des Ministres du 25
juillet 1962, Robert BOULIN affirme: "La plupart des repliés à
Marseille ne veulent pas travailler!" (PEYREFITTE o.c. page 195)
"Ils ont une drôle
d'allure, ces passagers en provenance d'Algérie!" (l'Humanité du
6 janvier 1962)
François BILLOUX, député
communiste, conseillait au Gouvernement de loger les rapatriés "dans
les châteaux de l'OAS"
Il ajoute : " Ne laissons pas les repliés d'Algérie
devenir une réserve du fascisme" (l'Humanité du 5 juin 1962)
Louis JOXE au conseil des
Ministres du 18 juillet 1962: "Les Pieds-Noirs vont inoculer le
fascisme en France. Dans beaucoup de cas, il n'est pas souhaitable
qu'ils retournent en Algérie ni qu'ils s'installent en France. Il
vaudrait mieux qu'ils aillent en Argentine ou au Brésil"
(PEYREFITTE o.c. page 193)
Au conseil du 18 juillet 1962,
en parlant des Pieds-Noirs, De Gaulle dit : « Il faut les obliger à se
disperser sur l’ensemble du territoire ».Et Joxe renchérit : « Dans
beaucoup de cas, il n’est pas souhaitable qu’ils s’installent en
France où ils seraient une mauvaise graine » (Alain Peyrefitte dans
C’était De Gaulle)
"Des cadres de déménagement
de rapatriés sont plongés dans la mer pour les détériorer" (Cécile Mercier o.c.
page 94)
"Au moins le tiers de ces
coffres était éventré. Leur contenu gisait, épars, sur le sol... Des
hommes rôdaient parmi ces choses. Tous avaient les bras chargés de
butin" Serge GROUSSARD "un voyage sans retour avec les
désespérés d'Algérie)
A Oran, tout bagage de
rapatrié, qui traîne depuis plus de quatre jours en attente d'un
navire, est "confisqué" par le F.L.N.
(Le monde , 2 octobre 1962)
Charles de Gaulle, Président
de la République Française, le 22 octobre 1962, à l'Elysée, répond
à PEYREFITTE qui lui disait:
"J"expose au Général le spectacle de ces rapatriés hagards,
de ces enfants dont les yeux reflètent encore l'épouvante des
violences auxquelles ils ont assisté, de ces vieilles personnes qui ont
perdu leurs repères, de ces Harkis agglomérés sous des tentes, qui
restent hébétés..."
"N'ESSAYEZ PAS DE M'APITOYER!" (PEYREFITTE, "c'était DE GAULLE"page 257)
"Les Harkis, ce magma dont
il faut se débarrasser sans attendre" De Gaulle, conseil des
Ministres du 4 mai 1962
" Qu'est-ce que c'est que
tous ces Fernandez, ces Lopez et autres Segura qui se voudraient
français?" Charles de Gaulle (la lettre de Véritas n° 92 page 8)
C'est très bien qu'il y ait
des Français jaunes, des Français noirs, des Français bruns. Ils
montrent que la France est ouverte à toutes les races et qu'elle a une
vocation universelle. Mais à condition qu'ils restent une minorité
sinon la France ne serait plus la France. Nous sommes quand même, avant
tout, un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine
et de religion chrétienne. Charles De Gaule (5 mars 1959) (crédit: la
lettre de Véritas N° 100)
"Nous l'avons résolu ( le
problème de l'Algérie ) comme il fallait, conformément au génie de
la France et à son intérêt. Je vous prends à témoin, en un an, un
million de Français dans ce pays ont été rapatriés sans heurts ,
sans drame, sans douleur, et intégrés dans notre unité nationale
" De Gaulle à Metz le 6 juin 1964
En conclusion, enfin une
vérité: De Gaulle dit le 22 juillet
1964 à Peyrefitte : « Ils ont été absorbés comme par un papier
buvard. Ça aurait pu être un fléau pour la France. Nous constatons
qu’ils contribuèrent à l’expansion française »… |