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Les années ont
passé
Et toujours j’y repense,
T’aurais-je rencontrée
Sans cet exode immense
Où l’on vous a jetés
Sans vos biens, sans avoirs,
Vos tombes abandonnées
Vos enfants sans espoir.
Je les méprise encore !
J’étais du contingent,
Et je criais « la quille »,
M’exaspérant du temps
Qu’on prenait de ma vie,
Nos esprits égarés
Par un pouvoir trompeur,
Suivaient des vérités,
Qui vous brisaient le cœur.
Pour s’offrir
des châteaux.
Elle vous a mal reçus,
Notre si douce France,
Elle vous avait vendus,
L’honneur elle s’en balance
Avant, quand on perdait
L’armée était défaite,
Il a fallu rentrer,
La fureur dans la tête.
J’étais du contingent
Et on m’a tant menti,
Factieux ou dissidents,
Voire néo nazis,
On vous a tant salis,
J’en ai honte si fort,
Et ceux qui ont menti,
Je les méprise encore.
L’Histoire a bien montré
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Que
dans le déshonneur,
La France n’a créé,
Que le double malheur,
Des peuples qui ont cru
A sa loi souveraine,
Et l’ont vue abdiquer
Dans
les mains de la haine.
J’étais du
contingent
J’ai cru en la patrie,
Gros colons, possédants,
Voire quasi nazis,
On vous a tant salis
J’en ai honte
si fort,
Et ceux qui ont menti,
Je l’ai vue se vautrer,
Dans mile déchéances,
Notre France humiliée,
Reniant ses alliances,
Régie par des escrocs,
Quand ce n’est des salauds,
Ruinant mille ans de gloire,
Si le temps a passé,
Moi je sais que tu penses,
Tous les matins d’été,
Aux plages de ton enfance ;
Pardonne moi chérie,
Mon amie oranaise,
De n’avoir pas lutté
Pour l’Algérie Française.
J’étais
du contingent,
Et je criais « la quille »
M’exaspérant du temps
Qu’on
prenait de ma vie,
Nos esprits égarés,
Par un pouvoir trompeur,
Suivaient des vérités
Qui vous brisaient le cœur.
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