La description
héraldique des armes de la ville d'Oran
fut officiellement confirmée par une délibération
du conseil municipal en date du 29 mai
1936 qui décida d'en tirer un grand
nombre d'exemplaires en couleurs pour
servir de modèle aux administrations et
organismes qui en feraient la demande.
L'écu est dit écartelé
parce qu'il se compose de quatre
quartiers. Chacune de ces divisions
contient une figure ou emblème
explicitant l'une des caractéristiques de
la ville. Au premier, de gueules à coq
gaulois d'argent à la boule d'or. Au
deuxième, d'or à la nef antique, flammée
tricolore de France moderne. Au troisième,
de sinople au croissant d'or surmonté
d'une étoile d'or. Au quatrième
d'Espagne à quatre quartiers : ler
et 4e de Castille; 2e et 3e d'argent au
lion de gueules. Au chef cousu de France
ancien. Le bandeau du tiers supérieur ou
chef est dit d'azur à fleurs de lis d'or.
C'est l'emblème de la royauté française.
L'écu, à la forme du XVe siècle, est
coiffé d'une couronne d'or, en murailles
ajourées et maçonnées, assorties de
quatre portes symbolisant les remparts en
points cardinaux, et les anciennes
fortifications de la ville. Les ornements
extérieurs n'ont été apportés qu'après
la Seconde Guerre mondiale. Les deux lions
symbolisent le nom berbère d'Oran et le
deuxième élément est un plateau
d'argent supportant un rameau de vigne
avec ses feuilles, symbole explicite de la
principale production agricole de
l'Oranie. Ces éléments rajoutés furent
officialisés en 1961.
Extrait de l'ouvrage
ORAN DE MA JEUNESSE aux Éditions Jacques
Gandini
Plan
remis par R. Puertas
plan
d'Oran de 1951
Le
Ville d' Oran
Sister-ship
du paquebot VILLE D’ALGER
(1935). A la différence de son
sister-ship, VILLE
D’ORAN
restera la propriété du
Gouvernement français
jusqu’en 1954, sa gérance étant
assurée par la Transat.
Mis en service en octobre 1936
sur les lignes d’Afrique du
Nord, au départ de Marseille, où
il rencontre le même succès
que son sister-ship. A L’époque,
possède deux cheminées, la
cheminée arrière étant
factice.
En septembre 1939, est transformé
en croiseur auxiliaire et
rebaptisé X5. Sa cheminée arrière
est retirée. Durant la Drôle
de Guerre, effectue des
patrouilles en Méditerranée.
En avril 1940, prend part à
l’expédition de Norvège. Est
touché par une bombe d’avion
à Namsos. En juin, participe au
transfert d’une partie du
stock d’or de la Banque de
France de Pauillac à Casablanca
puis à Dakar où il est désarmé.
Après la défaite, retourne à
Marseille où il est désarmé
de nouveau. Reprend son service
sur l’Algérie entre mai et
septembre 1941 puis est désarmé
à Alger.
Fin 1942, est réarmé par les
Alliés puis utilisé comme
transport de troupes, géré par
la Cunard. Participe au débarquement
en Sicile et en Italie.
Déréquisitionné en mars 1946
et remis en service.
Est complètement remis en état
en 1948-49. A la différence de
VILLE D’ALGER, ses
superstructures, qui n’ont pas
été endommagées, ne sont pas
modifiées.
Remis en service sur les lignes
d’Afrique du Nord en juin 1949
avec une seule cheminée et un
seul mât. Dans les années
cinquante, le mât arrière sera
réinstallé et la cheminée
modernisée et surélevée,
comme sur VILLE D’ALGER.
Repris en pleine propriété par
la Transat en janvier 1954.
Vendu en juin 1965 à
l’armateur grec Typaldos.
Rebaptisé MOUNT OLYMPOS puis
OLYMPOS tout court. Désarmé à
Scaramanga. Coque blanche Devait
être mis en service avec
l’ex-VILLE D’ALGER sur la
ligne Marseille-HaÏfa mais ne
semble pas avoir été exploité
une seule fois.
En 1968, L’armateur fait
faillite. Est démoli en 1970 à
Trieste.