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Depuis
la nuit des temps, l’Afrique du Nord était peuplée de Berbères.
1200
av J.C. ils reçurent la visite de marchands venus d’Asie :
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Les
Phéniciens installèrent des comptoirs sur les côtes méditerranéennes,
le plus célèbre fut Carthage.
La
baie d’Oran n’échappera pas à cette expansion commerciale.
Romains,
Vandales et Byzantins prirent la relève.
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En
711, sous la conduite de Tariq, les Berbères islamisés traversèrent
la Méditerranée pour s’installer en Espagne où ils resteront
jusqu’en 1492.
La véritable création de la ville d’Oran, sous le vocable :
Wahram, a lieu vers 903.
Des marins morisques andalous établirent alors de véritables
installations portuaires.
A
noter : Alger ne fut fondée qu’en l’an 1000.
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En
1516, le corsaire Khair ed-Din (Barberousse) fonde la régence d’Alger,
dépendante de l’empire Turc.
Les
barbaresques affirmèrent sans relâche leur hégémonie sur le
trafic maritime méditerranéen.
(1550-1650
: siècle d’or de la course barbaresque)
Le
Bey Mustapha Ben Youssef, dit Bou Chlahem (l’homme aux grandes
moustaches) à la tête de ses troupes s’empara d’Oran en 1708.
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En
1732, les Espagnols sont de retour à la suite de la victoire d’Aïn
El Turk, gagnée par le Comte de Montemar.
En
1780, ils entamèrent des pourparlers avec l’Angleterre en vue
d’un échange avec Gibraltar.
Les
négociations ne purent aboutir car……….
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Dans
la nuit du 8 au 9 août 1790, un terrible tremblement de terre ruina
gravement Oran.
A
la suite de ce funeste événement, le roi d’Espagne, Charles IV,
conclut un accord avec le Dey d’Alger et les Espagnols évacueront
Oran, de leur plein gré, le 6 mars 1792.
Ils se replieront sur Carthagène emmenant avec eux armes et
bagages.
Le Bey de Mascara, Mohammed el Kébir, prend alors possession d’Oran
sans avoir à combattre.
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Le
4 janvier 1831, les Français font leur entrée à Oran, mais ce
n’est que le 17 août 1831 que le général de Faudogs fut nommé
administrateur de la ville.
La cité a perdu de sa superbe, presque en ruine et nauséabonde,
elle n’est occupée que par 3000 traîne-la-faim.
Faute
de main d’œuvre qualifiée une nouvelle immigration espagnole vit
le jour. On remangea alors la paella au quartier Saint-Louis, on
retrinqua l’anisette dans les estaminets du port, on érigea même
des arènes rue d’Angleterre à Eckmühl.
La
Bonne Vierge de Santa Cruz veilla sur nous.
Lorsque,
en 1962, les Pieds-Noirs quittent Oran, ils sont près de 250 000 et
représentent un quart de la communauté européenne d’Algérie.
Et
les Lopez, Perez, Sanchez, Rodriguez, Fernandez, Hernandez, Gomez,
Valdes, Blasco, Navarro, Gimeno, Diaz, Cruz, Ruiz, Archilla, Molina,
Garcia, Mellina, Pastor, Nieto, De Belen, Soler… viendront fleurir
les pages d’annuaires téléphoniques de l’hexagone brûlant la
politesse aux Dupont-Durand.
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