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Mercier-Lacombe Mercier-Lacombe est un coquet chef-lieu de canton dont la création est relativement récente et que l’essor de la région qui l’entoure a très vite rendu important. Deux décrets en date des 8 juillet 1885 et 2 novembre 1905 l’ont érigé en commune de plein exercice. Mercier-Lacombe se trouve au centre d’une région où l’agriculture prend un remarquable développement dù, moins peut-être à la terre qu’à l’esprit d’entreprise et à la ténacité des colons qui la peuplent. Certains districts, en effet, sont dotés de terrains nécessitant de grandes quantités d’engrais et des soins continuels, alors que d’autres se relèvent d’une rare fécondité. Les céréales s’y trouvent en sol particulièrement favorable et c’est cette culture qui semble vouloir prédominer , encore que les partisans de la généralisation de la viticulture soient nombreux. Mercier-Lacombe se trouve à 38 kilomètres de Sidi-bel-Abbès, qui est la sous-préfecture dont ce canton dépend administrativement et est traversé par la route nationale n° 7 de Relizane à la frontière de Maroc. Par suite de son altitude déjà considérable – 635 mètres au-dessus du niveau de la mer pour l’agglomération – Mercier-Lacombe jouit d’un climat assez agréable. Sans être trop froid l’hiver, il est tonifié par l’air léger qui passe sur les sommets voisins recouverts dès la mi-décembre d’une épaisse couche de neige ; les automnes et les printemps y sont délicieux ; la saison d’été y est évidemment pénible mais, en dépit de son éloignement considérable de la mer, Mercier-Lacombe est ventilé par des brises fraîches et les nuits sont assez tempérées pour qu’on y puisse goûter un sommeil réparateur. Mercier-Lacombe, dont le port de mer le plus proche est Oran, est desservi par une ligne de chemin de fer du réseau algérien de l’Etat. Ce tronçon est l’amorce d’une voie latérale qui prendra rapidement une grande importante. La superficie totale de Mercier-Lacombe est de 12 293 hectares. Tandis que la population totale du canton est de 5 638 habitants, dont
Celle de l’agglomération proprement dite est de 3156 habitants dont 758 Français d’origine, 430 étrangers et 1908 indigènes. Un important marché duquel les colons et les indigènes viennent suivre les transactions de fort loin a lieu le mardi de chaque semaine. Mercier-Lacombe possède une justice de paix importante où se jugent de très nombreuses affaires ainsi qu’un tribunal répressif indigène. L’exercice de la justice y est assuré par un juge de paix et deux suppléants. Une école communale de garçons et une école communale de filles à plusieurs classes dispensent l’instruction à de nombreux petits élèves qui en suivent assidûment les cours ; une classe indigène a été également créée et est fréquentée. Un bureau de poste avec télégraphe et téléphone fait notamment, les jours de marché, de nombreuses opérations de toute nature. Mercier-Lacombe est le siège d’une brigade de gendarmerie, d’une brigade de gardes des Eaux et forêt, et possède une maison, d’arrêt. Y sont attachés également les auxiliaires de la justice dont leurs attributions nécessitent la présence au chef-lieu de canton : greffier-notaire, huissier, interprète. Le commerce y est florissant et Mercier-Lacombe constitue déjà un centre d’approvisionnement d’une réelle importance et qui, d’ailleurs, va croissant ; quelques industries y prospèrent, on note l’existence de minoteries assez importantes, d’un moulin à huile, d’une scierie mécanique. Des lignes d’autobus fort commodes relient Mercier-Lacombe à Sidi-bel-Abbès et aux autres localités environnantes, créant un mouvement de transactions et d’affaires dont chaque année voit s’augmenter l’intensité. Somme toute Mercier-Lacombe, tant par sa situation géographique que par le développement progressif de l’agriculture dans les vastes étendues qui l’entourent est appelé à un essor et à une prospérité auxquels il faut espérer que les Pouvoirs publics sauront aider dans toute la mesure de leurs moyens puissants.
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