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Parmi
les Cités les plus cotées, parce que répondant aux plus sérieuses nécessités
du confort et de l'hygiène, on est d'accord pour classer la Cité
Petit. Elle est née du lotissement d'un vaste et beau terrain de 39
hectares, dont 11 hectares ont été sacrifiés par le propriétaire
pour aménagements, commodités et voies d' accès. Sa création remonte
à l'année 1922 et est due entièrement à l'initiative du propriétaire,
M. Petit Emile, qui a voulu créer une cité absolument modèle et y a
pleinement réussi. L'ensemble en est parfaitement compris et
l'agglomération
est placée dans un endroit très sain et très aéré. L e terrain, légèrement
en pente, permet l'écoulement rapide et complet de eaux de pluie.
L'espace est libre et découvert, soumis à l'action purificatrice des
brises fraiches, de sorte que les miasmes ou les vapeurs délétères,
si pernicieuses pour la santé, ne peuvent y demeurer et encore moins y séjourner.
Les
rues les moins larges ont une largeur de 12 mètres et un beau boulevard
de 20 mètres a été prévu, qui sera la continuation des grandes
voies de ceinture portées dans le plus récent plan des agrandissements
et des embellissements d'Oran. Bien entendu, toutes ces rues ont été
consciencieusement empierrées par les soins de M. Petit, qui a doté également
la cité, qui porte son nom, d'un réseau très important de conduites
d'eau pouvant satisfaire à tous les besoins.
Quatre
cent cinquante familles ouvrières, attirées par la salubrité de
l'endroit, les remarquables conditions d'hygiène assurées par les
travaux de M. Petit, sont venues s'installer là, au grand air. Les
maisons poussent de tous les côtés avec une célébrité vraiment
merveilleuse. On y compte déjà une centaine d'enfants qui réclament
une école mixte en attendant mieux. M. Petit a, d'ailleurs, sacrifié
deux grands emplacements pour construire une école de garçons et une
école de filles, en bordure d'une vaste place publique où le peuple
exubérant des enfants pourra s'amuser à son aise, en toute sécurité
et sous la surveillance des mères de familles.
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M.
Petit a offert de consentir un sacrifice pécuniaire sérieux, afin de
contribuer aux frais de prolongement des tramways d'Eckmühl jusqu'au
centre de la cité. En attendant que son offre soit acceptée et que la
ligne soit établie, M. Petit a créé un service d'autocars qui,
moyennant 15 francs par mois et par famille, quel que soit le nombre de
personnes, joint la cité au point terminus des trams. De
cette manière, les personnes que leurs occupations appellent
en ville ont toute facilité pour le faire.
Quant
aux approvisionnements de toute nature, on les trouve au faubourg d'Eckmühl.
Bientôt, ils seront accessibles à la cité même, où des boutiques ne
vont pas tarder à s'ouvrir. Les habitants auront alors - ce qui est
appréciable aujourd'hui - toutes les commodités de la ville
jointes au charme de la campagne.
L'initiative prise par M. Petit mérite des félicitations et des
encouragements. La cité qu'il a créée contribuera, dans une large
mesure, à dégorger la ville et à rendre disponibles, pour d'autres
familles, un nombre respectable d'appartements. A ce titre, la création
d'une cité comme celle de M. Petit est un réel bienfait, car il la réalisé
avec ses propres moyens.
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