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Lettre
de la Maman de Claude Piegts
au Père Vernet qui l’a assisté avant
son assassinat, pour l’exemple, par
les sbires à De Gaulle.
Lui
ce ne sont pas des balles allemandes qui l’ont tué mais des balles
bien françaises !
Que
ceux qui pactisent encore avec ceux qui ne dénoncent pas ces crimes,
sachent qu’ils ne font pas partie de la grande fratrie de l’Algérie
Française.
Plutôt
vivre comme un « mort vivant » que de renoncer à ce
combat pour la justice et la vérité ! Morts de honte pour ce pays
que nous avons tant aimé !
Alain
ALGUDO Président C.D.F.A./U.C.D.A.R.A
et Anne CAZAL
L’exécution
de Claude Piegts
et
de Albert Dovecar
Claude
Piegts né le 1er janvier 1934 à Castiglione
(Algérie) était vendeur à Alger, engagé dans les commandos Delta D de
l’O.A.S. sous les ordres du Lieutenant Roger Degueldre pendant la
Guerre d'Algérie il Participa avec Albert
Devocar à l’assassinat du commissaire central d’Alger Roger
Gavoury le 31 mai 1961).
Accusé
aussi d’avoir avec la complicité d’Albert Dovecar le 15 mars 1962
participé à l’assassinat de six enseignants et dirigeants du centre
social de Château-Royal dans la commune d'El-Biar, près d'Alger - trois
Algériens et trois Français (dont Max Marchand et Mouloud Feraoun) -
dirigeants des Centres sociaux éducatifs créés par Germaine Tillion.
Ils
étaient, Claude Piegts
en
compagnie de son compagnon d’arme Albert Dovecar
incarcérés et comparaissaient entre le 26 mars 1962 et le 30 mars 1962
devant le tribunal militaire spécial de Paris.
Ils
sont jugés et condamnés à mort et sont fusillés au Trou d'enfer
à Marly-le-Roi (Yvelines). Ce
matin du 7 juin 1962 ils refusent tous les deux qu’on leur bande les
yeux puis un adjudant commande alors l’ouverture du feu.
Claude
Piegts
crie « Visez au cœur » puis « Vive
l’Algérie Française » tandis que ses mains se crispent
sur un chapelet.
Albert
Dovecar
lance « Vive l’Autriche…Vive la Légion »
Il
est 4 h 12 quand les deux salves simultanées déchirent le silence du
matin. On peut voir sur le foulard vert de Bobby déjà rougi que
se détache en lettres noires la devise « On
ne peut demander à un soldat de se parjurer ».

«L’homme
n’est pas entièrement coupable, il n’a pas commencé
l’histoire, ni tout à fait innocent puisqu’il la continue.» Albert
Camus
L'ALGERIE
FRANÇAISE NE REVIENDRA PAS MAIS L'IDENTITÉ DES FRANÇAIS D'ALGERIE
DEMEURERA À JAMAIS. RP
http://www.algerie-francaise.org/cimetiere/dovecar-piegts.shtml
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