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A
partir du départ de la ville, le
tracé sinueux nous faisait avancer au grès de la fantaisie de chacun,
les étapes étaient représentées par
un carré sur le parcours, les Pyrénées serpentaient
d’avantages, les alpes encore plus. Parfois une rivière coupait le
trajet, un pont se représentait par un rétrécissement, un tunnel
passait sous la route
Ces obstacles devaient être franchi d’un seul coup,
autrement dit d’une seule pichenette
Chaque
joueur avait sa capsule de bouteille appelée « le platico »
Ce
platico devait être personnalisé.
A
l’intérieur nous le garnissions généralement de la couleur du
drapeau de la nationalité du coureur choisi avec son nom inscrit…
Quelques
tensions et petites péléas (disputes) apparaissaient traditionnellement
lors de l’attribution de ses noms. Une fois l’apaisement revenu,
nous pouvions bichonner un peu plus l’état de notre platico
Le
jeu consistait à faire avancer ces platicos
par une série de trois pichenettes successives et ceci sans
sortir des limites du chemin tracé à la craie, certains d’entre nous
coulaient un peu de cire, ou un peu de plomb fondu pour l’alourdir un
peu. Mieux encore pour améliorer la glisse nous frottions résolument
le dessous du platico sur le bitume afin de le rendre plus glissant…
Si
par mégarde le platico sortait des limites du tracé, il fallait le
remettre à l’étape précédente, et passer son tour
L’arrivée
, à PARIS le 14 juillet
faisait profiter les coureurs de la liesse populaire, du feu
d’artifice et du défilé militaire.
( Depuis, la date d’arrivée a été modifiée. )
CI-DESSUS UN EXEMPLE DE TRACE
Texte
et dessin de Yves PASTOR |