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| JF Paya | |||
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REPONSE
A JEAN MONNERET Cher compatriote selon vos critères si l’on fait abstraction de divers témoignages et d’une enquête déjà réalisée sur le terrain depuis 62 (par JF Paya) le seul document archivé dont nous disposons est le rapport officiel du général Katz qui signale des tirs vers 11 h sur la manifestation FLN et sur des poseurs de drapeaux venus des toits au niveau de la place karguenta et de la place d’armes à Oran bien sur Katz impute ces tirs à des « desesperados PN « résidus de l’OAS sans aucune preuves Il indique ensuite 25 victimes européennes ! D’autres témoignages confirment ces tirs tant du coté musulmans que dans le livre de mme de Ternant (not celui du Cdt de l’action sociale des armées avec sa secrétaire bdv Joffre) ces tirs déclenchent l’émeute au cris de « c’est l’OAS » pousses par des meneurs a partir de ces faits qui a tiré ? Comme dit un ami : où c’est eux où c’est nous ! vous faites une suggestion sans preuves vous aussi P 111 de votre ouvrage éludant la crise grave que traverse alors le FLN quasiment inconnue du grand public et notamment de la population Algérienne contrairement à ce que vous affirmez à postériori où c’est plus facile de faire l’histoire . D’autre part vous semblez attacher beaucoup d’importance aux dires de Fouad Soufi qui haut fonctionnaire algérien en poste ne peut à aucun moment avaliser la thèse d’une provocation venue de l’EMG D’Oujda (B Bella n’étant qu’un comparse ) Bouteflika aujourd’hui au pouvoir ayant été le bras droit de Boumedienne et de ses services d’action ;mais il en a dit déjà beaucoup au colloque de Jussieu (division du FLN à Oran et reconnaissance de charniers) il en a dit beaucoup plus en privé a Paya mais vous n’y attachez pas beaucoup de crédit et c’est votre droit en tout cas il n’a pas non plus infirmé publiquement l’enquête de ce dernier et c’est déjà beaucoup ;les articles Algériens non plus reprenant la thèse éculée de la cause OAS que vous avez aussi récusée mais il reste la suggestion implicite d’européens qui a la vue de drapeaux FLN deviendraient provocateurs ! (thèse Katz subjective sans fondements non retenue y compris par le FLN qui impliquera « des éléments incontrôlés musulmans) en tous cas la thèse définitive de Soufi (enfant au moment des faits) n’est jamais sortie car il y a encore des témoins vivants à Oran qu’il ne faudrait pas prendre pour des idiots Voilà cher compatriote ce que nous pouvons avancer et en l’absence de documents qui vous sont chers vous pouvez bien sur récuser tous les témoignages y compris celui de du professeur émérite Bruno Etienne(voir sur notre site) qui ne nous était pas particulièrement (il donne des précisions sur un groupe ALN venu du Maroc « responsable du massacre d’Oran » ) favorable pour le reste je vous renvoie aux argument développés sur notre site où vous pouvez toujours vous exprimer. Bien cordialement Le webmaster du
site « Dialogue
entre Historiens «
UN ARTICLE SIGNIFICATIF SUR LE CINQ JUILLET 1962Le
journal algérien « Le
Quotidien d’Oran »du 20 Septembre qui avait longtemps
occulté le sujet s’est senti obligé devant
nos diverses manifestations et
publications en France de publier un article sous un titre de diversion « Oran de
nouveau dans l’engrenage de la peste de l’OAS » (voir sur
internet) pour parler « des massacres contre les
européens à Oran entre le 5 et 7 Juillet
1962 » stigmatisant « la littérature des ultras du
colonialisme il utilise un
article de l’Express du 14 Septembre et le livre de notre compatriote Jean Monneret « la
Tragédie Dissimulée » qui
table sur un total de 365 personnes disparues pour faire remarquer « qu’on
est loin des chiffres avancés dans
la littérature des ultras de l’ OAS ». Comme nous l’avons signalé à l’auteur ce chiffre qui serait basé sur une publication aléatoire du quai d’Orsay et sur des documents archivés du 2em Bureau (références non données dans les annexes du livre) est relatif à un recensement non exhaustif de certaines disparitions signalées par certaines unités dans les rapports de routine au 2eme bureau de leur secteur ,mais pas le fruit de recherches approfondies .Pour avoir été sur le terrain en Oranie à cette époque je puis témoigner qu’aucune enquête sur les causes et les conséquences du 5 Juillet n’a été sérieusement entreprise ‘d’ailleurs J Monneret n’a rien trouvé dans les archives. On peut même dire que des consignes pour ne pas enquêter ont été données dés le premier jour du massacre .Il aurait fallu signaler que ceci se faisait dans le désordre d’une population affolée qui tentait de quitter le territoire et que de nombreuses personnes isolées (surtout masculines ,familles étant parties) n’ont pu être signalées et ciblées plus tard le 5 Juillet en France. De même le fait que JP Chevènement attaché militaire au consulat d’Oran à déclaré dans un ouvrage « avoir été chargé de rechercher les 800 disparus du 5 Juillet » sans en retrouver aucun à Oran !(mission qui semble de pure forme) . Se souvenir aussi que le consul M Herly a déclaré plusieurs années après, que ses services avaient enregistré 440 plaintes mais selon certains témoignages dont le mien une plainte pouvait recouvrir plusieurs personnes d’une même famille (deux amis en ce qui me concerne). Le quotidien Algérien sur la défensive déclare ensuite que des coups de feu ont été tirés sur la manifestation ( ce que nous n’avons jamais nie vu les témoignages recueillis tome I de l’Agonie d’Oran) « provoquant l’émeute puis la vendetta » en les impliquant bien sur à des désespérados européens issus de l’OAS thèse non retenue en 1962 où les nouvelles autorités parlaient de « bandits de grand chemin musulmans » en éludant les responsabilités dues à la crise interne du FLN en Juillet 62 (voir notre enquête dans le Volume 3 de l’AGONIE D’ORAN )et sans évoquer les complots pour la prise du pouvoir du groupe dissident Boumédienne Ben Bella opposé au GPRA qui avait ses partisans dans l’organisation FLN D’Oran .Comme aucun européen n’avait eté pris , il était évident qu’il était très facile pour des provocateurs algériens de se fondre parmi les miliciens en civil ou en treillis militaires armés (il existe des films) . Toutes
choses dont Jean Monneret ne
tient pas compte , par contre il
suggère dans son livre p 96 et 111 que se seraient les européens d’Oran
qui auraient été
provoqués par la pose des drapeaux Algériens
sur les bâtiments publics : ici on sort de l’histoire pour entrer
dans la pure subjectivité .
Enfin il faudrait souligner l’importance de la présence des unités militaires françaises (12000 hommes intra- muros) consignées par le général KATZ sur ordre du pouvoir central à Paris.C’ est ce qui fait la spécificité de ce drame et le fait que sous prétexte de( rétablir l’ordre) l’ALN du Maroc est entrée en masse le 8 juillet à Oran pour prendre le pouvoir tout en liquidant ses opposants . Un autre objectif de la provocation fut de faire fuir un maximum d’européens d’Oran , ville où ils étaient les plus nombreux .Provoquer ce départ en masse était tout à fait dans la ligne du congrès FLN de Tripoli en avril 1962. Voilà toute chose dont le quotidien d’Oran ne pouvait ,bien entendu , parler Jean-François PAYA NB : Bien vouloir se reporter pour notre enquête au volume N°III de « l’Agonie d’Oran » sous la direction de Geneviève de TERNANT
Nous venons de retrouver un article du professeur emerite membre de l”institut Bruno ETIENNE plus tot favorable a l”independance de l”Algerie / reference “culture et revolution “ ed du seuil 1977 / qui indique :” Le groupe operationnel de Cheir-Belkacem commandant du camp A de Dar Kaddani (Maroc) est entre a Oran les premiers tours de Juillet 62 C “est lui qui parait responsable des massacres et des disparitions du 5 juillet a Oran “ Si l”info est exacte ce groupe incognito sur le terrain ,peut etre en civil entre avec les premiers “refugies” du Maroc avant l”independance ne peut que renforcer la these du coup monte par Oujda et la provocation facile a executer a Oran mais ratee sur Alger le 25 Juillet avec le meme pretexte OAS un peut rechauffe a cette date il faudraitque B Etienne nous donne ses sources qui ne peuvent etre que musulmanes vu ses affinites et ces relations bien connues. Jean-Francois Paya le 28:/ 11/ 07
Réponse aux questions d’un Historien Algérien par Jean-François Paya
Message du 15
Mai 2007 1er
/ Les Accords
d’Evian prévoyaient l’ouverture des frontières Est (« Ligne
Morice » Tunisie) et Ouest (Maroc) dés la proclamation de l’Indépendance
(12 H / 3 Juillet 62)
donc passage des réfugiés Algériens de Tunisie et du Maroc et des éléments
de la puissante ALN extérieure précieusement préservée par son Etat
Major en vue de ces journées (quelques harcèlements factices de propagande début Mars 62) certains ont
Prétendu « que les
représentants du GPRA avaient demandé l’aide de l’armée Française
contre l’ALN « (voir communiqué de l’EMG d’ Oujda du 5
Juillet cité P158 de «l’ Agonie Oran » volume 3 et archives M Harbi ) et même
de bloquer les frontières
temporairement en sachant que les accords d’Evian ne prévoyaient pas
l’intervention de cette ALN
à l’intérieur mais seulement de « la force locale » sous
les ordres de « l’exécutif provisoire » jusqu’à l’élection
d’une Assemblée Nationale Constituante
pour ce que nous savons à l’Ouest l’ALN ne disposait pas d’une
logistique de transport
suffisante et comme nous
l’avons signalé dans notre enquête dû réquisitionner des véhicules
divers(camions ;bus )
pour aller sur Oran (certains témoins avancent même
avoir vu des camions militaires Français de nuit ? )confirmé par
certains films archivés
notamment entrée de ces troupes à Alger en Sept 62 et par moi même le
8 Juillet à Oran
alors « arrangements entre l’EMG et Paris « ? Plusieurs témoignages (mais pas d’archives bien sur)
avancent que De Gaulle préférait la prise du pouvoir par « l’extérieur
« (présence de son ami F Abbas et de l’ex adjudant Ben Bella)
par rapport
au GPRA jugé par les
services Français plus « Marxisant » Son président Ben
Khedda
est donné même « comme un admirateur de la Chine et de la
Yougoslavie »(ouvrage « la guerre d’Algérie » du
Colonel Le Goyet du service
historique de l’ Armée) alors
que c’est un Musulman pratiquant !
On sait aussi que l’EMG d’Oujda comme nous l’avons dit
craignait la création « de facto » d’une enclave Française
dans la région d’Oran provoqué par l’afflux des européens dans la
seule ville où ils étaient majoritaires
et que par ailleurs les autorités Françaises voulaient s’assurer du
respect des accords d’Evian
pour le contrat sur la base de Mers El Kébir et sur la zone d’essais du
Sud signé
par d’autres que ceux qui allaient prendre le pouvoir Alors Deal ?
on a aucune preuve
pour l’instant :mais tout ce passe comme si !….. et
on en revient A LA TRAGIQUE JOURNEE DU 5 JUILLET A ORAN et à
l’immobilisme ordonné à l’Armée Française par le pouvoir
central qui permit à l’ALN extérieure de jouer un rôle de premier
plan
à Oran et d’étouffer toute opposition pendant que Ben Bella
s’installait à Tlemcen avec. le
« Bureau Politique » crée
pour la circonstance. 2em /
Ferhat Abbas nommé Président du GPRA dés sa création Le 19 Sept
58 était
connu comme « l’homme de De Gaulle » au sein de la
« rébellion » il fut évincé par
Ben Khedda et son équipe le 26 Aout 61 après avoir amorcé les négociations
avec le gouvernement Français (Evian et Lugrin) Il en conserva une
amertume profonde et en désaccord avec
les tendances apparemment gauchistes
de la nouvelle direction.
Il préféra rallier la tendance plus islamiste ; dés
Juillet 62 qui
avait plus de chance
de l’emporter. Premier président de l’Assemblée Nationale élue le
20 Sept 62 il fut assigné a résidence par Ben Bella chef de l’Etat
après sa démission le 14 Aout 63 (voir son ouvrage « La Révolution
confisquée )
Il faut remarquer que l’ALN des frontières
devenue ANP (armée nationale populaire)
ne put entrer à Alger que
le 9 Sept 62 après des accrochages sérieux avec certaines
Willayas de l’intérieur on peut en déduire que l’appui de la France fut décisif
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