Page d'accueil    Plan du site    Retour sommaire

   JF Paya

Synthèse des renseignements venant des « correspondants » algériens proches de l’Etat Major de la Willaya V de janvier 62 à juin 62.

 

A posteriori, on se rend compte que les renseignements d’ordre militaire devenaient de moins en moins importants côté français (la Willaya V intérieure étant réduite à sa plus simple expression avant le 19 mars). C’était surtout à partir des « négociations », la position politique de l’EM d’Oujda qui importait et son avis sur la contrôle français de la base de Mers El Kébir, sachant que le dit EMG-ALN n’était pas directement impliqué dans ces négociations et de plus en plus hostile au G.P.R.A , dont le président Bikhédda passait pour un « marxiste » voir « pro chinois » pour les français. Ce qui expliquerait le choix de De Gaulle, son poulain

 F. Abbas ayant été évincé, pour la tendance « extérieure » en apparence plus islamiste : Boumediene / B.Bella.

 

Pour l’EM d’Oujda la « hantise » était la crainte de la création d’une enclave « européenne » de facto à Oran et ses environs, justifiée par une présence qui se concentrerait des français d’Oranie sur le site  amorcée par le « leurre » Gaulliste de la partition, condamnée primitivement par l’OAS (exécution Leroy, Villard) et repris en catastrophe les deux derniers mois par l’OAS d’Oran (Général Gardy)) sur « la plateforme territoriale oranaise » : un des éléments parmi d’autres (éviction totale du GPRA  et de ses partisans en Oranie) de la  provocation d’Oran du 5 juillet 62, pour faire peur aux Européens et venir « rétablir l’ordre » tout en mettant au pas les opposants (voir liquidation de certains, soit disant « évacué » par Mers El Kébir !) : nous ignorons si une tractation  sur la base des éléments A et B a pu exister ? En tout cas pas localement. Le général Katz prévoyant des interventions en « légitime défense », des ressortissants français dans sa note du 20 juin. En tout cas, cette note fut contredite au dernier moment par des ordres de consignes strictes des troupes, alors que le contraire avait été promis, par des tracts et la presse locale (l’Echo d’Oran). « L’armée restera pour vous protéger » les semaines précédentes. Le pouvoir central Français est directement impliqué – Katz ne faisant que se parjurer en exécutant les ordres.

 

                                                                        Jean François PAYA

 

rob8 001.jpg (172302 octets)

rob8.jpg (115934 octets)

r.e.2.jpg (186946 octets)

r.e.1.jpg (151062 octets)

haut de page