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| Cinq Juillet 1962 par JF Paya | |||||
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réponse à vos messages du 14 janvier
Les
évaluations chiffrées de Chevènement ne me paraissent pas fiables,
elles sont d'ailleurs différentes de celles du consul Herly. A
mon avis, il faut prendre en compte les listes nominatives de
disparus : 1. une liste incomplète
du CICR, citée dans mon livre la Croix-rouge pendant la guerre d'Algérie
: 265 noms. 2.
Les listes consultées par Monneret au SHD : 365 décès. 3.
Les demandes des familles adressées aux Affaires étrangères : 419
dossiers de disparus du 5 au 8 juillet pour le département d'Oran, réduites
à 331 décédés (dont 270 pour la seule commune d'Oran et 60 cas estimés
incertains). Par
rapport à Monneret, il manque 34 décédés, ce qui pourrait
correspondre aux personnes non signalées (familles parties). A
mon avis, il ne faut pas exagérer le nombre des célibataires sans
famille de rattachement. Mon Général Merci infiniment pour votre réponse je vous renouvelle mes vœux pour
2008 ce n'est pas tant le débat sur le chiffrage qui me pose
problème que celui sur les circonstances de ces massacres/Pour le
chiffrage autour de 800 disparus il correspond bien à celui évoqué à
l'époque au consulat d'Oran et aussi officieusement du coté Algérien
(dernièrement au "colloque de Lyon" + de 700 admis par
"historiens" Algériens ) L'ex Consul Herly avait signalé prés
de 400"plaintes" déposées au consulat mais j'ai la preuve
qu'une plainte pouvait comporter plusieurs personnes d'une même famille
? pour ma part j'avais déposé une plainte pour v2 personnes/Aussi
lorsque je parle "d'archives" chères aux historiens pour moi
il s'agirait des registres originaux du consulat et non de
listings à postériori / J Monneret ne parle pas de décès mais
"d'enlèvements" porté a la connaissance du 2em bureau
/collation des JMO de routine de certaines unités et non d'une
enquête globale qui n'a pas eu lieu (si non il
l'aurait donné en annexe ) donc ce chiffre reste aussi aléatoire
et les familles affolées ne se sont pas toujours adressées a des unités
de l'armée trouvant même souvent plus efficace de s'adresser
directement aux éléments du nouveau pouvoir Algérien (ALN / FLN )
tout cela dans un grand désordre qui ne permet pas d'avoir des références
fiables aujourd'hui. Au
sujet des chefs de famille et célibataires resté seuls à Oran on
ne peut pas sous estimer leur nombre rien que pour ma région plus de la moitié des chefs de familles étaient
resté seuls en Oranie et une estimation d'après les autorisations de
sorties et les bureaux de vote du 1er juillet (où beaucoup d'européens
présents ont été voter donne les mêmes résultats) Il faut aussi
savoir que beaucoup de "déclarations d'absence" (+ tard
converties en jugements déclaratifs de décès) n'ont pu être
"ciblées" du "5 au 8 juillet" mais déclarés à
des dates inconnues en métropole (le recensement de ces jugements
serait intéressant. Enfin voilà un certain nombre de considérations dont a mon avis l'historien devrait rendre compte certes avec une grande prudence mais sans avoir l'air de donner un seul "son de cloche" et un chiffre définitif dont certains ont vite fait de s'emparer (on l'a vu avec la presse Algérienne ) à des fins plus idéologiques qu'historiques ! Bien cordialement
JF Paya UN ARTICLE SIGNIFICATIF SUR LE CINQ JUILLET 1962Le journal algérien « Le Quotidien d’Oran »du 20 Septembre qui avait longtemps occulté le sujet s’est senti obligé devant nos diverses manifestations et publications en France de publier un article sous un titre de diversion « Oran de nouveau dans l’engrenage de la peste de l’OAS » (voir sur internet) pour parler « des massacres contre les européens à Oran entre le 5 et 7 Juillet 1962 » stigmatisant « la littérature des ultras du colonialism e il utilise un article de l’Express du 14 Septembre et le livre de notre compatriote Jean
Monneret « la Tragédie
Dissimulée » qui table sur
un total de 365 personnes disparues pour faire
remarquer « qu’on est
loin des chiffres avancés dans
la littérature des ultras de l’ OAS ». Comme nous l’avons signalé à l’auteur ce chiffre qui serait basé sur une publication aléatoire du quai d’Orsay et sur des documents archivés du 2em Bureau (références non données dans les annexes du livre) est relatif à un recensement non exhaustif de certaines disparitions signalées par certaines unités dans les rapports de routine au 2eme bureau de leur secteur ,mais pas le fruit de recherches approfondies. Pouravoir été sur le terrain en Oranie à cette époque je puis témoigner qu’aucune enquête sur les causes et les conséquences du 5 Juillet n’a été sérieusement entreprise ‘d’ailleurs J Monneret n’a rien trouvé dans les archives. On peut même dire que des consignes pour ne pas enquêter ont été données dés le premier jour du massacre .Il aurait fallu signaler que ceci se faisait dans le désordre d’une population affolée qui tentait de quitter le territoire et que de nombreuses personnes isolées (surtout masculines ,familles étant parties) n’ont pu être signalées et ciblées plus tard le 5 Juillet en France. De même le fait que JP Chevènement attaché militaire au consulat d’Oran à déclaré dans un ouvrage « avoir été chargé de rechercher les 800 disparus du 5 Juillet » sans en retrouver aucun à Oran !(mission qui semble de pure forme) . Se souvenir aussi que le consul M Herly a déclaré plusieurs années après, que ses services avaient enregistré 440 plaintes mais selon certains témoignages dont le mien une plainte pouvait recouvrir plusieurs personnes d’une même famille (deux amis en ce qui me concerne). Le quotidien Algérien sur la défensive déclare ensuite que des coups de feu ont été tirés sur la manifestation ( ce que nous n’avons jamais nie vu les témoignages recueillis tome I de l’Agonie d’Oran) « provoquant l’émeute puis la vendetta » en les impliquant bien sur à des désespéra dos européens issus de l’OAS thèse non retenue en 1962 où les nouvelles autorités parlaient de « bandits de grand chemin musulmans » en éludant les responsabilités dues à la crise interne du FLN en Juillet 62 (voir notre enquête dans le Volume 3 de l’AGONIE D’ORAN )et sans évoquer les complots pour la prise du pouvoir du groupe dissident Boumediene Ben Bella opposé au GPRA qui avait ses partisans dans l’organisation FLN d’Oran .Comme aucun européen n’avait été pris , il était évident qu’il était très facile pour des provocateurs algériens de se fondre parmi les miliciens en civil ou en treillis militaires armés (il existe des films) . Toutes
choses dont Jean Monneret ne
tient pas compte , par contre il
suggère dans son livre p 96 et 111 que se seraient les européens d’Oran
qui auraient été provoqués
par la pose des drapeaux Algériens
sur les bâtiments publics : ici on sort de l’histoire pour entrer
dans la pure subjectivité .
Enfin il faudrait souligner l’importance de la présence des unités militaires françaises (12000 hommes intra- muros) consignées par le général KATZ sur ordre du pouvoir central à Paris.C’ est ce qui fait la spécificité de ce drame et le fait que sous prétexte de( rétablir l’ordre) l’ALN du Maroc est entrée en masse le 8 juillet à Oran pour prendre le pouvoir tout en liquidant ses opposants . Un autre objectif de la provocation fut de faire fuir un maximum d’européens d’Oran , ville où ils étaient les plus nombreux .Provoquer ce départ en masse était tout à fait dans la ligne du congrès FLN de Tripoli en avril 1962. Voilà toute chose dont le quotidien d’Oran ne pouvait ,bien entendu , parler Jean-François PAYA NB : Bien vouloir se reporter pour notre enquête au volume N° III de « l’Agonie d’Oran » sous la direction de Geneviève de TERNANT |
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http://oran1962.free.fr/
Editions J.Gandini 7, rue de Roquebillière 06300 Nice
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Au Sujet sujet de JP Chevènement nous en avons largement parlé dans le tome II de "l'agonie d' Oran" : sous lieutenant appelé sortant de l'ENA nommé officier de SAS a St Denis du Sig il voit ces 16 supplétifs musulmans massacrés par le FLN le jour du "cessez le feu" (19 Mars)NB 1 ensuite muté a la préfecture d'Oran chargé "des liaisons militaires" auprès du préfet pouvoir civil qui était sensé organiser "la force locale" mis a la disposition de "l'exécutif provisoire" par les accords d'Evian (force locale qui se dissoudra par les désertions continues) dans le FLN/ALN) Il ne faisait donc pas parti "de l'état major du général Katz " Le 5 Juillet présent a Oran il évacue certaines archives de la préfecture et le préfet qui s'embarque (donc pas de passation de pouvoir comme le dit J. Monneret le futur préfet Algérien étant en litige entre Alger et Oujda! ) Il se fait "braquer par des ATO sur la route du port et ne joue aucun rôle dans la non intervention de nos unités aux ordres de Katz (il ne commande personne) Ensuite nommé attaché militaire auprès du nouveau consul de France à Oran Jean Herly "ma principale tache était de retrouver les 800 disparus du 5 Juillet "le 12 il accompagne Herly à Tlemcen en hélicoptère pour rencontrer Ben Bella arrivant du Maroc à la tête de l'ALN extérieur NB2 pratiquement aucun disparus! libéré (et pour cause )mais aucune nouvelle de ces victimes tuées pour l'essentiel (selon nos sources et Tlemcen le sait mais silence ) Pour nous ce qui nous a intéressé dans son rapport c'est ce chiffre avoué de 800 en ajoutant les non signalés(familles parties) nous dépassons le millier (argument non pris en compte par J. Monneret qui ne cite pas Chevènement) son témoignage est donc précieux pour nous avec d'autres critères NB3 (voir nos textes) et témoignages musulmans que nous avions sur le terrain (se souvenir que nous sommes les seuls a y avoir été et resté jusqu'en 65 ) EN référence voir livre II (épisode Chevènement) de l'"Agonie Oran" et livre III (enquête Paya p11a 14/ 26a 30/ 137 a 168 ) Bien cordialement Jean-François Paya NB1 / Des supplétifs sont ainsi massacrés dés "le cessez le feu" NB2 / Ainsi un représentant de la France va ainsi négocier avec B Bella alors qu'il n'est pas encore au pouvoir et qui en tire reconnaissance grâce à l'affaire d' Oran ! NB3 / " Plaintes" dixit Herly (où sont elles ? ) 380 à multiplier par X comme dito(une plainte peut concerner plusieurs personnes NB4/ """ A Oran une sanglante fusillade fait une trentaine de morts ( ! ! ! ) dont 14 européens ( ! ! !) On en connaitra point les raisons profondes mais le conflit que plus personne n'ignore et la contestation de l'autorité centrale du FLN qui en découle ne saurait être étranger à cette dégradation Le cdt local de l'ALN ne reconnait plus l'autorité du GPRA Bakhti désigne donc de son propre chef un nouveau préfet (bbelliste) Souiya Houari ( Qui sera imposé a Alger suite au désordre provoqué le 5 Juillet) Source / "L'été de la discorde" par Haroun Ali édit de la Casbah 2000 P 235 suite info intéressante sur la demande de fermeture temporaire des frontières par le GPRA à la France Vérité ou intox ? En Pj Bakhti le 3 Juillet noie le poisson et "s'en remet a la future assemblée a élire" alors qu'il est en train de comploter contre Alger ! |
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Les dits accords ayant été ratifiés par la population algérienne dans la question posée au référendum du 1er Juillet 62, cela déterminait le droit, y compris sur le plan international puisqu'ils figurent au rang des traités internationaux à l'ONU ; ils contenaient aussi une clause d'amnistie générale réciproque qui fut violée sous la responsabilité du FLN pour les harkis. En réalité l'indépendance de l'Algérie fut proclamée officiellement le 3 Juillet 1962 avec l'arrivée du GPRA et de son président Ben Khedda à Alger. Ce dernier entérina la date historique du 5 Juillet (prise d'Alger en 1830) qui avait été choisie par le comité inter-willayas de l'intérieur (la willaya V d'Oranie étant volontairement absente) opposé à l'Etat-major de l'ALN extérieure basée à Oujda au Maroc et à son chef, le colonel Boumédiène. Le 30 Juin cet état -major avait été dissous et son chef destitué par le GPRA mais rejoint par Ben-Bella lui aussi opposé au GPRA d'Alger.
Par Jean-François PAYA Ancien
combattant d'Algérie classe :/54
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