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Présentation
: le Docteur Jean-Claude Pérez, un des chefs historiques de l'OAS à l'échelon
national, n'hésite pas à bousculer les idées reçues. Il remet en
cause certaines vérités "bibliques et canoniques", défendues
par ceux qui restent soumis au carcan du politiquement correct. Entre
1957 et 1965 il a connu la prison, à Barberousse, à Maison-Carrée, à
la Santé, en Espagne, en Amérique latine et en Suisse. Il fut condamné
à mort par contumace. Amnistié le 30 juillet 1968, il effectua une
seconde carrière de médecin à Paris dans le XVème arrondissement.
Agé de 80 ans il jouit de la retraite des justes.
Il tient à préciser qu'il n'a jamais été parachutiste.
Chaque fois qu'il m'est donné de lire une relation historique des événements
du 13 mai 1958, j'éprouve un même sentiment. Je constate à quel point
le goût de l'à-peu-près a imprégné les rédacteurs de cette page
capitale de notre histoire. Tout se passe comme s'ils voulaient nous
inviter à une attitude de découragement. A poser des questions du
genre de celle-ci :
"A quoi bon ? Pourquoi chercher à comprendre ?"
Dans ces événements du 13 mai 1958 nous avons identifié plusieurs
intervenants.
1.
TOUT D'ABORD UNE VOLONTE STRATEGIQUE. Celle qui a conduit une fraction
dominante du capitalisme financier à se débarrasser de l'Algérie française.
Dans le but de faire produire une plus forte valeur ajoutée à leurs
investissements, ils ont prôné le "délestage économique"
de l'Algérie française. C'est l'unique motivation stratégique. Celle
qui fera naître la République algérienne. La "liberté des
peuples à disposer d'eux-mêmes", "les droits de
l'homme", ne sont jamais invoqués dans le libellé de cette
motivation stratégique.
2.
En deuxième lieu, on a mis en marche un agent d'exécution tactique,
dominant : le FLN avec ses deux organes de direction, le CNRA et le CCE
. Le 18 septembre 1958 naîtra le GPRA.
3.
En troisième lieu, un groupe de protagonistes qui, lui même, va se
subdiviser en deux sous-groupes d'intervenants tactiques successifs :
a)
Le premier fonctionne en grand secret sous le couvert de l'autorité
officielle. Il est constitué de personnalités de la IVème République
qui ont joué un rôle dans différents gouvernements. Le secret de
leurs activités pro-FLN est motivé par un constat : l'opinion
nationale française, dans son ensemble, est encore hostile à l'abandon
de l'Algérie. Ce sous-groupe s'appuie essentiellement sur les partis de
gauche. Sur le marxisme-léninisme protéiforme, avec ses différents
ersatz et dérivés. Mais cette structure de gauche s'essouffle. Elle
n'arrive à rien de concret. Elle va être concurrencée par l'autre
sous-groupe, qui veut lui damer le pion sur l'échiquier des contacts,
sur l'échiquier où s'élabore la défaite de la France en Algérie.
b)
Ce second sous-groupe, quant à lui, s'identifie à une structure qui se
dit de droite. Elle prétend être seule capable d'obtenir en Algérie
un "cessez-le-feu en Algérie avant la victoire". De l'imposer
aux Français. Conduisant ainsi une fraction importante de nos
compatriotes de droite à souscrire à l'abandon de l'Algérie par ruse,
par tromperie, par envoûtement. Ces manoeuvriers, conduits par le général
De Gaulle cette fois, fourniront à la première structure
socialo-communiste l'appui décisif qui lui manque. L'appui d'une
fraction non négligeable de la France traditionnelle. Celle qui va à
la messe, qui défend l'école libre, qui parfois a chanté "Maréchal
nous voilà", qui a adhéré en 1946 au MRP , plus tard au RPF , et
qui ne veut plus affronter un conflit. La paix, la tranquillité, voilà
ce qui la motive et qui la conduira à être complice, en se couvrant
les yeux d'une main capitularde, de l'assassinat de la province française
d'Algérie. Puis de porter une grande responsabilité dans les massacres
de harkis par dizaines de milliers, dans la fusillade d'Alger du 26 mars
1962, dans le massacre d'Oran du 5 juillet 1962. Qui portera sa
responsabilité dans l'enlèvement de plusieurs centaines de nos
concitoyens, jamais retrouvés. Qui n'exigera pas que nous soient rendus
nos soldats prisonniers du FLN, disparus à jamais.
4
- En quatrième lieu, c'est le général De Gaulle. Le FLN par l'intermédiaire
de Ferhat Abbas et Boumendjel, mais aussi par l'intermédiaire de ses
alliés tunisiens Bourguiba et l'ambassadeur de celui-ci à Paris,
Mohamed Masmoudi, sait depuis le printemps 1956 que De Gaulle est
partisan de l'Algérie indépendante. "Du délestage économique du
boulet algérien", a-t-il déclaré. Il l'a affirmé sans ambiguïté
à Boumendjel, au printemps 1956, ainsi qu'à l'écrivain autrichien
Arthur Rosenberg. C'était à Paris rue de Solferino, dans les locaux de
l'ancien RPF. Il entretient par ailleurs des contacts avec le CNRA grâce
aux deux personnalités que nous venons de nommer et grâce à Gaston
Palewski, ambassadeur de France au Vatican.
Le champion de l'Algérie indépendante est ainsi élu. Par le FLN
et ses alliés tunisiens. C'est De Gaulle, "le plus illustre des
Français", déclarent Masmoudi et Ferhat Abbas.
> Il faudra donc canaliser le "torrent Algérie française".
Comment faire naître l'événement qui va le transformer en
"torrent anti-Algérie française ?" C'est en réalité
Bourguiba qui se situe à l'origine des manoeuvres, tragiques et
sanglantes, qui déclencheront le 13 mai 1958.
Au début de l'année 1958 Bourguiba accorde une interview publiée dans
la revue des Deux Mondes. Dans cet article le "Combattant suprême"
divisait les Français en deux catégories : les Sudistes et les
Nordistes. D'après lui les Nordistes acceptent la mort de l'Algérie
française. "Les Sudistes ne l'accepteront jamais" dit-il. Il
précise :
"Les Sudistes sont prêts à tout pour garder l'Algérie. Ils se pré-parent
à un coup de force militaire."
Il ajoute en substance :
"Seul, le général De Gaulle sera capable de les contrôler et de
les mater. D'autant plus facilement que ce sont ces mêmes Sudistes qui
feront appel à lui et qui l'installeront au pouvoir."
Mais comment mettre en marche cette conjuration anti-Algérie française
?
Voici la succession des événements ou plutôt des opérations.
Le capitaine Allard commande un quartier tout près de la frontière
tunisienne. Pas loin d'un cantonnement de fellagahs situé en territoire
tunisien. Pas loin de Sakiet-Sidi-Youcef. Dans la nuit du 10 au 11
janvier 1958, il est informé par son commandant de secteur, d'une
tentative de passage de la frontière par une bande rebelle. On lui
certifie que le renseignement est parfaitement recoupé. En conséquence,
il reçoit l'ordre de monter une embuscade et d'intercepter le détachement
ennemi. Pour le capitaine Allard, ce n'est pas un problème. C'est un
officier aguert9.I1 dispose d'un effectif de soldats expérimentés. Il
sélectionne 43 hommes du 23ème RI et du 18ème Dragon. Pour ces hommes
courageux et entraînés, c'est suffisant pour monter une embuscade.Mais
surprise ! Il tombe sur une force de 300 fellouses ! 3 katibas fortement
armées. C'est, certes, un traquenard. Mais ce sont nos soldats qui y
tombent ! Car le renseignement était un piège tendu par
le FLN et par la Tunisie, dans le seul but de faire du bilan. 300 hommes
passent donc la frontière. Ils disposent de toute la logistique
conventionnelle : liaisons radio, renseignements fournis par l'armée
tunisienne. Par dessus le marché ces 300 hommes sont véhiculés par
des camions de la garde nationale tunisienne jusqu'à la frontière.
L'accrochage est dur. Les fells sont repoussés avec de lourdes pertes.
Mais ils sont protégés dans leur repli vers la Tunisie par des tirs de
mitrailleuses et de mortiers qui partent des crêtes tunisiennes. 14 de
nos soldats sont tués. Et surtout, 4 hommes sont faits prisonniers par
le FLN. Ils sont emportés en territoire tunisien. Parmi eux, Richomme,
Decourtreix, du 23ème RI et Feuillebois du 18ème Dragon.
Retenons les noms de ces trois fils de France. Insistons, avec vigueur,
sur cette anomalie opérationnelle de ramener des prisonniers en
Tunisie. Car l'accrochage avait été dur. Ils avaient eu le temps,
avant l'arrivée des renforts français expédiés de toute urgence, de
massacrer d'éventrer et d'émasculer 14 soldats français. Pourquoi
donc s'encombrer de prisonniers et les transporter de l'autre côté de
la frontière ? Nous verrons l'usage tactique décisif qui sera fait par
l'ennemi de ces soldats capturés.
A la suite de ce drame, le colonel Duval commandant de l'aviation
du Corps d'Armée de Constantine, ordonne l'intensification des opérations
de reconnaissance sur la Tunisie, tout près de la frontière. Il faut
à tout prix localiser les assassins de nos soldats. Et si possible découvrir
le lieu de détention de ces infortunés prisonniers.
Le 13 janvier 1958, un de nos avions est abattu par un violent tir de la
DCA tunisienne. L'équipage est sauvé. Au début du mois de février
1958, un autre appareil est sévèrement touché. Il réussit néanmoins
à atterrir à l'ouest de la frontière tunisienne. Son équipage est
recueilli par une patrouille française.
Précisons que ces tirs de DCA constituent en eux-mêmes une véritable
provocation. En effet, en cas d'un survol national par des aéronefs étrangers,
les tirs de défense aérienne doivent obéir à une procédure prévue
et codifiée par les Nations Unies. Or les avions français n'étaient
pas agressifs. Ils relevaient des informations dans le but de protéger
nos soldats.
Le général Jouhaud, commandant l'aviation en Algérie, demande à son
supérieur, le général Salan, de solliciter du général Ely, chef d'état-major
général de l'armée, l'autorisation de déclencher un raid de riposte.
Le généra Ely ne peut donner cet ordre sans l'accord de son
gouvernement. Il transmet très vite cependant son feu vert pour un raid
de représailles. Le gouvernement de la IVème République est donc
d'accord.
> Se déclenche alors le raid contre la base ennemie de Sakiet-Sidi?Youcef,
le 8 février 1958. L'escadrille française est composée de onze B25,
six Corvair, huit Mistral. La base est détruite.
> CE BOMBARDEMENT, APRES L'ENLEVEMENT DES QUATRE PRISONNIERS FRANCAIS,
CONSTITUE LE MOMENT CRUCIAL DE LA CONJURATION DU 13 MAI. D'après le général
Jouhaud, plusieurs dizaines de fellagahs ont été tués par ce raid aérien.
D'après Bourguiba, n'ont été tués que des femmes, des enfants, des
combattants blessés. Il est plus logique d'accorder du crédit à Radio
Tunis. En effet, ce raid étant la conséquence d'une provocation montée
de toutes pièces par une collusion FLN-Bourguiba, il paraît impensable
de concevoir qu'un effectif de combattants valides ait été
volontairement soumis au bombardement de nos avions. Les combattants
fellouzes repérés antérieurement par nos appareils furent très
opportunément remplacés par des victimes innocentes, pour les besoins
de cette conjuration.
Effectivement Bourguiba nous livra, de l'événement, une exploitation démentielle,
délirante. "Un crime contre l'humanité !" La France est mise
en accusation. Il réclame des sanctions internationales. L'ébranlement
émotionnel atteint très opportunément les Anglo-Saxons, qui osent
proposer "leurs bons offices", pour la recherche de la paix en
Algérie.
Colère à Paris ! Colère en Algérie ! Cette intervention de l'étranger
dans nos affaires est inacceptable ! L'ambiance est telle qu'à Alger on
prévoit une manifestation. Une "aimable" manifestation. Pour
aboutir finalement au "gentil" défilé du 26 avril 1958 qui
regroupe les associations d'anciens combattants et les mouvements
nationaux.
> Alger gronde. Alger gueule. mais Alger "ne se déclenche
pas". Tout se déroule "dans le calme et la dignité".
> Le plus déçu par le calme des Algérois, c'est le FLN. Ces Algérois
sont vraiment trop mous ! Quand vont-ils se décider à faire la révolution
? Il faut donner un coup d'accélérateur. Car il est impératif qu'un
coup de force se déclenche à Alger. C'est nécessaire au FLN, à
Bourguiba... et à leur complice parisien. L'âme du complot. L'homme de
Colombey, Charles De Gaulle.
Tout s'accélère tragiquement à partir du 9 mai 1958. Le FLN publie à
grands coups médiatiques un effroyable communiqué. Est annoncée l'exécution
de trois soldats français : René Decoutreix, Robert Richomme, du 23ème
RI et Jacques Feuillebois du 18ème Dragon. L'assassinat de ces hommes
s'est accompli le 30 avril 1958. Quatre jours après la manifestation du
26 avril, jugée trop molle par le FLN. Ces quatre soldats faits
prisonniers lors de l'accrochage du 11 janvier 1958, ont été jugés à
toute allure par un tribunal militaire FLN. Celui-ci prit grand soin
d'acquitter l'un d'entre eux. Ce qui permit au FLN, le plus sérieusement
du monde, de démontrer son objectivité dans le jugement de ces
"criminels de guerre".
> A Alger c'est l'horreur ! La rage évolue vers la haine. Nous réclamons
justice. Nous réclamons vengeance. Alger explose ! Alger se jette dans
la rue, en masse, et demande que l'on venge nos trois soldats assassinés
! Alger veut mettre à bas un gouvernement qui passe son temps à
baisser culotte devant les terroristes de l'anti-France.
> Et le voici ! Il est là ! Il est arrivé ce fameux 13 mai 1958 !
Avec son enthousiasme, son délire, sa connerie ! J'y participe bien évidemment.
Je pénètre avec les émeutiers dans les locaux du Gouvernement Général
d'Algérie, le fameux GG. En accord avec mon camarade Ortiz, j'essaye de
limiter la casse : "Occupez les lieux ! Mais ne détruisez rien
!"
Je balance quelques claques, quelques marrons. Puis, dépassé par les
événements, je laisse faire. La foule est décérébrée. Ca gueule,
ça chante les Africains et la Marseillaise. Et ça continue de casser.
Je remarque tout à coup le général Allard en personne. Le commandant
du Corps d'Armée d'Alger. Il observe la manifestation, immobile dans
l'angle d'un escalier. D'un calme hautain, sceptique, mais pas hostile.
Je n'hésite pas à l'interpeller avec correction. Le chahut est tel que
je suis obligé de hurler pour lui dire :
"Mon général, l'armée doit mettre à la porte tous les
fossoyeurs de l'Algérie française !"
En toute sincérité, ce jour-là, le 13 mai 1958, j'ai
l'impression d'avoir formulé quelque chose qui ressemble à une imprécation
digne d'un Caton ! Aujourd'hui quand il m'arrive d'évoquer le souvenir
de cette phrase, j'éclate de rire devant ma naïveté, mon idiotie.
J'aurais dû crier :
"Mon général, prenez le pouvoir, fusillez tous les traîtres et
assassins présents en Algérie. Menacez le FLN d'un massacre. Faites
baisser culotte à Bourguiba pour l'assassinat de nos soldats ! Faites
la révolution !"
Mais le général Allard se situait à des années-lumière de ces
considérations martiales et révolutionnaires. Il me répond d'un ton
pondéré et courtois :
> "Mon cher monsieur, si nous faisons tuer nos garçons en Algérie,
c'est bien pour la garder. Mais, dites-moi, avez-vous une idée de
l'origine de cette journée que nous sommes en train de vivre ? Qui se
situe derrière tout ça ? C'est trop beau pour être vrai."
> Quelques heures plus tard on entend le général Massu. Celui-ci,
qui n'était au courant de rien EN THEORIE, s'adresse à la foule depuis
le balcon du GG :
> "Nous n'accepterons jamais les décisions d'un gouvernement
d'abandon... Nous supplions le général De Gaulle de faire entendre sa
voix." Intervient à son tour le général en chef, Raoul Salan :
> "Vive l'Algérie française !"
> Et, parce que Léon Delbecque le lui souffle, il ajoute :
> "Vive De Gaulle !"
> La nuit est en train de tomber sur le forum d'Alger. Mon vieux
camarade Sigüenza est à mes côtés. Je l'entends dire :
> "Nous sommes lésés... avec un B majuscule."
> Les gaullistes qui sont présents, ignorent évidemment les
intentions du général De Gaulle. Quelques jours plus tard Soustelle
arrive. Il veut imposer le gaullisme en Algérie. Inconscience ? Crime ?
Pourquoi s'interroger ? Parce que Soustelle est parfaitement informé
des projets véritables du général De Gaulle.
> Mon camarade et frère d'armes Serge Jourdes m'a rappelé quelque
chose, il y a quelques années :
> "Quelques heures avant l'arrivée de son mari, madame
Soustelle converse avec monsieur Weckel, le grand patron de l'EGA , pour
lui déclarer que si les Algérois étaient informés de la teneur des
propos confiés par le général De Gaulle à Soustelle sur le sort de
l'Algérie, ils lui réserveraient certainement un autre accueil."
> L'opération est déclenchée. De Gaulle entreprend l'assassinat de
l'Algérie française aux cris de :
> "Je vous ai compris... Des Français à part entière... Vive
l'Algérie française..."
Quand
on évoque le 13 mai 1958 il faut éviter les termes de "promesses
bafouées", de "parjure". C'est uniquement pour se débarrasser
de l'Algérie française qu'il vient de prendre le pouvoir. Mais pour
conduire sa mission à bonne fin il lui faut encore manoeuvrer. Ces cris
d'encouragement étaient les seuls qu'il pouvait pousser, compte tenu de
l'ambiance locale et de l'état d'esprit national. Bourguiba, le FLN et
lui-même ont réussi cependant à contrôler le torrent Algérie française
pour le transformer en rivière rampante et soumise.
A
Paris, dans un bureau feutré de la DST, existe un dossier. Bourré de
dynamite. C'est le dossier de la collusion De Gaulle-FLN établie depuis
1956. Le dossier des contacts secrets que le général De Gaulle
entretient avec les rebelles depuis cette date. Le dossier de la
conjuration contre la France. Des influences extrêmement lourdes ont
interdit que l'on sorte l'affaire sur le plan juridique. Pour ces
fonctionnaires, il est parfaitement établi que l'avènement de De
Gaulle sera le résultat d'une manoeuvre montée par le FLN avec l'appui
de Bourguiba. Manoeuvre payée tout d'abord par la mort des quatorze
soldats français massacrés dans l'embuscade du 11 janvier 1958.
Massacre complété trois mois plus tard par l'assassinat de Richomme,
Decourtreix et Feuillebois, exécutés le 30 avril 1958. Ont participé
à cette conjuration contre la France des personnalités en renom,
Gaston Palewski, ambassadeur de France au Vatican et Olivier Guichard.
> Le grand patron de la DST n'y tient plus. Il veut intervenir et
faire échouer la conjuration. Il dispose de relations privilégiées
dans les milieux des services secrets français. Il fait expédier à
Alger deux officiers parachutistes, anciens SAS auprès du général
Massu. Ils l'informe des intentions réelles de De Gaulle. Ils lui
proposent une procédure... de neutralisation définitive... Tout cela
m'a été confié en 1974, dans une maison d'Argenteuil, par le
commandant Botella, ancien combattant SAS lui-même et ancien compagnon
d'armes des deux émissaires envoyés auprès de Massu. Celui-ci ne veut
rien entendre. C'est en toute connaissance de cause qu'il s'est soumis
à De Gaulle. Il joua lui aussi la comédie de l'Algérie française.
> Avant d'être l'élu des Français, De Gaulle fut l'élu du FLN.
C'est le FLN qui le propulsa au pouvoir, grâce à l'assassinat des
trois soldats français le 30 avril 1958.
> Voilà la signification réelle du 13 mai 1958.
> Docteur Jean-Claude PEREZ
>
Hervé
CUESTA
> Les Anciens des Tournants ROVIGO
> herve.cuesta@free.fr
> http://tournantsrovigo.free.fr
> http://oran1962.free.fr
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