CE
PETIT PARADIS DEMEURERA TOUJOURS EN NOS CŒURS.
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A nos mères.., c'était là-bas.. Elle
a le cœur dans sa cuisine Toujours
les mains dans la farine Le
regard baigne de tendresse Pour
ses souvenirs de jeunesse. Elle
est la base de sa famille Comme
toutes les mères d’Algérie Elle
a dans le cœur et la voix Des
comportements d’autrefois. Elle
soigne les rhumes à l’anisette Dans
les oreilles et sur la tête. Elle
suit l’exemple de sa mère Qui
le tenait de sa grand-mère.
Chez
elle, l’odeur de la lavande Vous
saute au cœur comme une offrande. Le
linge respire la propreté Esprit
de sel, planche à laver. Sa
cuisine sent bon les épices Sa
table est un petit délice Elle
fait chanter la nostalgie En
cuisant des plats d’Algérie. Elle
aime ses fils à l’infini Pour
elle, ils sont restés petits. Elle
distribue avec largesse Tout
son Amour et sa Tendresse.
Derrière
les carreaux de l’hiver, Elle
songe aux souvenirs d’hier Qui
ont marqué son existence De
l’autre côté de la France. Loin
de la terre où elle naquit Loin
des voisin et des Amis, Elle
vit, solitaire, ses journées, Emmitouflée
dans son passé. Dans
sa cité de solitude, Elle
veut garder ses habitudes, Mais
ses voisines ne viendront plus Chercher de l’ail, de la laitue. Sa
porte, ouverte sur l’amitié Reste
inutile sur le palier Ici
ne vient jamais personne L’affection
parle au téléphone. L’exode
a dispersé sa Vie Et
disloqué toute sa famille. Sa
maison est comme un hôtel Depuis
qu’elle n’a plus son « chez elle». Mais
elle conserve au long des jours L’esprit
Pied-Noir et, pour toujours, Son
cœur respire en ALGERIE Près de la tombe de son mari. En
hommage à toutes les
MAMANS pieds-noirs qui
ont vu le jour sur le sol de notre pays perdu.
Auteur
inconnu |