|
| ||||
|
||||
|
||||
|
|
Dans Oran des années 1950-1960, la construction de logements devenait indispensable. C’est pourquoi, dans les années 1952-1953, la réalisation d’une grande cité de 15 bâtiments de 5 étages était commanditée par le Maire de l’époque… Les bâtiments A : 5 étages - 3 entrées - 30 logements F2 - F3 Les bâtiments B : 5 étages - 5 entrées - 50 logements F4 - F5 Les bâtiments C : 5 étages - 1 entrée - 30 logements F1 Les demandes de
logement, dépassaient largement les prévisions car,
à cette période, tout le confort était
prévu : salle de bain, avec douche ou baignoire pour
certains, cheminée dans la salle à manger (qui ne fonctionnait pas) 2
larges balcons de part et d’autre du logement, et en prévision de
l’installation d’ascenseurs, l’emplacement des cages béantes
apparaissait derrière les portes grillagées. (Ces ascenseurs ne furent
jamais montés ce qui obligeait
les habitants du 5° étage à
un exercice journalier digne d’un entraînement sportif). Cet ensemble HLM baptisé « cité des jardins » à cause d’espace vert planté de mimosas, d’eucalyptus, de mûriers et de ficus ainsi que de ses rond-points fleuris de palmiers et de plantes grasses. entourait en son centre, un grand jardin pourvu de : 2 terrains de tennis, un jeu de boules (lyonnaise), un terrain de volley, une petite buvette tabac et boissons non alcoolisées, un terrain de jeux pour enfants (toboggan, bac à sable) Grâce a cette
modernité et cet aménagement, elle attirait dans une harmonie méditerranéenne,
toutes les couches de la population oranaise. C’est ainsi
que, sur le même palier, on pouvait croiser le médecin, l’ouvrier,
le fonctionnaire, l’artisan etc.… Situé géographiquement en limite Est de la ville d’Oran et bordant la nationale qui reliait Oran au village d’Arcole, la cité avoisinait du côté ouest, le quartier de Bon Accueil et de l’autre, une immense culture de vignes dont on pouvait apercevoir les deux fermes depuis les balcons de certains bâtiments. La
ferme St Charles, entourée
d’oliviers et de vignes, dont le Gérant, Monsieur Andrès, était
connu pour son implication dans l’équipe des boulistes de la cité.
Il côtoyait dans le même
périmètre la Ferme de M. Daudrieu propriétaire des vignes qui s’étalaient
à perte de vue… Pour
accéder à cette cité du quartier de Gambetta, il fallait, depuis le
centre ville d’Oran au
terminus des bus de la place Foch, emprunter la ligne N°11 qui
traversait toute la ville pour nous déposer en fin de parcours devant
le Bat. B8. 3
arrêts dans la cité, devant le Bat. B3, le Bat. B8, et le Bat. A1 en
repartant ... Ces
bâtiments construits sur pilotis, laissaient un espace type préau au
niveau du sol. Ces
espaces étaient occupés, au fur et à mesure de la demande, par tous
les commerces nécessaires à la vie sociale de ses habitants : épicerie,
bijouterie, librairie, droguerie, gaz, station service, électricité,
T.V, marchand de meubles etc… La
cité pouvait donc
fonctionner en autarcie.., en dehors des services publics.. Aux
pieds des bâtiments B12, B8, B9, B7, l’école communale de filles séparée
de l’école communale de garçons,
par un grillage… Pour se rendre dans les différents lycées d’Oran il suffisait d’utiliser le bus… Dans
les années 1960, 2 bâtiments
furent ajoutés à la cité.. Le
bâtiment D haut de 12 étages et 2 entrées et le Bâtiment
« E » 15 étages et 1 entrée munis d’ascenseurs. Cette
cité, si vous l’avez habité avant le départ de 1962, vous la
connaissiez bien, vous y
avez travaillé, appartenu à ses associations, connus certains émois
d’adolescents, fait tourner vos scooters et vos motos, couru entre ses
bâtiments, grimpé aux arbres, joué au hula-op, à la poupée, à la
marelle, aux pignols, à burro-flaco- aux « aux cartelettes », au
canif planté pour prendre du terrain, aux patins à roulettes sur les
trottoirs, aux « carricots » à la bilotcha, tu l'as, Tape
cinq, au pitchac etc… Alors,
si ces souvenirs vous émeuvent encore quelque peu… Surtout, n’hésitez
pas. envoyez-nous vos souvenirs, vos photos, vos anecdotes, nous les
ferons partager. Avec tous ceux qui, attachés à leurs racines,
avancent vers l’avenir mais ne renient pas leur passé. Pour nos ancêtres, nos grands-parents, nos parents,
nos enfants et les générations à venir, nous nous efforcerons de
toujours garder et perpétrer le souvenir d’êtres humains arrivés à
différentes époques dans ce beau pays baptisé « ALGÉRIE » pour faire œuvre de bâtisseurs.
|
||
|
|
||||
|
|
||||
|
|
||||
|
|
||||
|
>>> Construction des HLM "Cité des Jardins" dans les années 52-53 |
|
Site créé par Marie-Thérèse Carrérès avec la participation de ses amies(is) mai 2006 |