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| La
présence de cet homme sur la passerelle dominant le réservoir
nous donne la dimension de l’énorme muraille de maçonnerie
et de ciment de 36 mètres de hauteur et de 38 mètres d’épaisseur
à la base. |
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| Le barrage de l'Oued
Fergoug, avant la catastrophe de 1927. |
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Vue
aérienne du barrage de l'Oued Fergoug au confluent de
l'oued El Hammam,
de l'oued
Charzout né de l'oued Tharzout et de l'oued Guettar,
et de l'oued Fergoug. Au
deuxième plan, les monts des Beni Chougran.
Photo SHAT Vincennes
- 1958 -
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| Canaux d’irrigation vers Perrégaux |
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| Canaux d’irrigation vers Perrégaux |
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| Le barrage en 1907 - carte
postale colorisée |
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| Le barrage de Saint-Maur,
dans la plaine de l'Habra,
après
sa destruction - janvier 1928 - |
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Sur la route de Mascara,
le long du barrage
- 1958 - |
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Le barrage de l'Oued Fergoug en 1986
- photo Louisette Peralta -
Le barrage fut réaménagé
par une entreprise d'un pays de l'Est. |
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Le barrage
du Fergoug est implanté immédiatement en aval du confluent de
l'Oued Fergoug et de l'Oued El Hammam, en amont d'un élargissement
de la vallée.
L'ancien ouvrage, construit de 1865 à 1871, était un
barrage-poids en maçonnerie hydraulique de 316 m de long,
flanqué en rive droite d'un mur de 30 m faisant un angle de 120°
avec l'ouvrage central, et en rive gauche d'un déversoir de 125
m de long faisant un angle de 35° avec le prolongement de l'axe
du barrage. Ce déversoir était fait de deux murs verticaux réunis
par un glacis en pente; sa crête était à 1,60 m en contrebas
de la plate-forme du barrage. La hauteur au-dessus du thalweg était
de 35 m, la hauteur totale au-dessus du point le plus bas des
fondations était de 43 m. La largeur maximum des fondations
atteignait 33 m. La capacité totale de la cuvette était évaluée
à 30 millions de m3.
En 1872, le déversoir fut emporté sur une longueur de plus
de 50 m par une crue estimée à 200 m3/seconde; il a été
reconstruit sous forme d'un mur unique, profilé pour éviter
les affouillements, et basé sur de solides fondations après
remplissage des excavations découvertes dans le rocher.
En 1881, une crue de 850 m3/seconde emporta 125 m de barrage
sur la rive droite; la brèche a été réparée de 1883 à 1885
avec modification du profil.
En
1881, Commentaires de Guy
de Maupassant plus bas dans le texte.
Enfin en 1927, une crue de 2.300 m3/seconde avec pointe de
plus de 5.000 m3/seconde a entaillé dans l'ouvrage une brèche
de 155m.
Historique de la
construction du barrage.
Il n’était pas
envisagé de créer un centre de colonisation sans étudier au
préalable le problème vital de l’eau, dans une région où
l’été est synonyme de sécheresse.
La construction d’un barrage sur l’Habra en
amont du futur centre de Perrégaux était déjà évoquée dans
le procès verbal d’enquête du 14 avril 1853 sur la création
du futur centre de Perrégaux:
<< ... l’étude
relative au barrage qui doit relever le niveau des eaux de
l’Habra et les verser dans la plaine, n’est pas encore faite
et sera commencée seulement cette année... des fonds sont
alloués pour l’étude du barrage et des grands canaux
d’arrosage au moyen desquels on pourra porter au loin les eaux
de l’Habra, qui dès lors deviendront une cause de fertilité
au lieu d’être une source d’infections et de maladies...
Le village sera alimenté
par les eaux de la rivière qui sont saines et ne sont nullement
saumâtres. Ces eaux peuvent être amenées par les canaux
d’irrigation très près du village et probablement sur le
plateau même. >>
Alimentée
par l’Oued Habra, la plaine de l’Habra était constituée de
terres marécageuses qu’il fallait assainir et irriguer. Cette
opération s’inscrivait dans le cadre d’un projet
gigantesque, insufflé par les premiers colons installés à
Perrégaux.
En 1877, le maire de
Perrégaux, Jules Duforest, consignait ces quelques lignes dans
sa notice historique:
<<
Il serait injuste de
croire que les premiers colons n’ont pas cherché à sortir de
la situation qui leur était faite par le manque d’eau; en
1863 alors que les colons n’étaient qu’une trentaine, ils
demandaient déjà d’être autorisés à construire à leurs
frais, un barrage réservoir aux environs de Perrégaux, barrage
primitif, il est vrai, mais qui ne leur aurait pas moins permis
d’arroser leurs terres, comme l’étaient celles de
l’Habra, par le barrage de Saint-Maur; il leur fut répondu
que l’administration allait construire un grand barrage réservoir,
à l’oued Fergoug; ils demandaient aussi d’établir
une pompe qui aurait élevé l’eau de la rivière, pour
permettre l’alimentation du village.>>
Parmi les pionniers de
1863, on note un certain Dupré de Saint-Maur qui donna son nom
au petit barrage situé au nord-ouest de Perrégaux. Cette même
année, Monsieur Dupré de Saint-Maur, riche concessionnaire de
la société de l’Habra, propose au conseil général la
construction d’un barrage dans la plaine de l’Habra sur
l’oued Fergoug. Le colonel Deligny, commandant la province,
estime le projet peu urgent et inique. Dupré de Saint-Maur ne
se décourage pas et ouvre une souscription dans l’écho
d’Oran, afin de construire le barrage aux frais des
volontaires. L’autorité militaire, s’estimant outragée,
fit passer en justice l’instigateur du projet et
l’imprimeur.
Monsieur Dupré de
Saint-Maur était concessionnaire dans la société de
l’Habra. Il était aussi propriétaire de 2 000 hectares à
Harbal près d’Oran. "
Je ne viens pas
chercher fortune, affirmait-il, je viens ici risquer une
fraction de la mienne. Il est digne de savoir exposer ses
capitaux pour rendre productive une terre arrosée du sang de
tant de Français ".
Enfin la construction
du barrage débuta en 1865.
L’ouvrage construit
de 1865 à 1871, était un barrage-poids en maçonnerie
hydraulique de 316 mètres de long flanqué en rive droite
d’un mur de 30 mètres faisant un angle de 120° avec
l’ouvrage central, et en rive gauche d’un déversoir de 125
mètres de long faisant un angle de 35° avec le prolongement de
l’axe du barrage. Le déversoir était fait de deux murs
verticaux réunis par un glacis en pente; sa crête était à
1,60 mètre en contrebas de la plate-forme du barrage.
La hauteur au dessus du
thalweg était de 35 mètres; la hauteur totale au dessus du
point le plus bas des fondations était de 43 mètres, la
largeur maximum des fondations atteignait 33 mètres. La capacité
totale de la cuvette était évaluée à 30 millions de mètres
cubes.
Le déversoir est un
des éléments nécessaires d’un barrage réservoir; son but
est de servir à l’écoulement des eaux de crues lorsque le réservoir
est plein. Il est construit en fonction du volume des grandes
eaux. Sur l’Habra, le débit des crues était estimé entre 4
et 500 m3/s.
Le 10 mars 1872, une
crue exceptionnelle estimée à 700 m3/s provoqua la rupture du
déversoir en créant une brèche de 55 mètres de longueur sur
12 mètres de hauteur. Le débit d’eau sortant de la brèche
fut évalué à 5600 mètres cubes par seconde et plus de 200
000 m3 de déblais furent entraînés.
Il fut reconstruit sous
forme d’un mur unique, profilé pour éviter les
affouillements, basés sur de solides fondations après
remplissage des excavations découvertes dans le rocher, et définitivement
terminé en mai 1873.
Le 15 décembre 1881,
le barrage cédait à nouveau. Une crue de 850m3/s emporta 125 mètres
du barrage sur la rive droite. Deux cent cinquante personnes
furent noyées, ponts, et maisons emportés par les flots déchaînés.
La reconstruction du barrage dura deux années, de 1883 à 1885,
avec modification du profil et coûta 1.300.000 fr.
En 1881, Guy
de Maupassant se trouvait en Algérie. D’Oran, il décidait
de se rendre à Saïda et rapportait plus tard dans ses
nouvelles parues sous le titre *Au Soleil *:
"
J’ai donc pris, avec un billet pour Saïda, le petit chemin de
fer à voie étroite qui grimpe sur les hauts plateaux.
Après
quelques heures de route on atteint les premières pentes de
l’Atlas. Le train monte, souffle, ne marche plus qu’à
peine, serpente sur le flanc des côtes arides, passe auprès
d’un lac immense formé par trois rivière que garde, amassées
dans trois vallées le fameux barrage de l'Habra. Un mur
colossal, long de cinq cents mètres, contient, suspendus
au-dessus d’une plaine démesurée, quatorze millions de mètres
cubes d’eau.
(Ce
barrage s’est écroulé l’an suivant, noyant des centaines
d’hommes, ruinant un pays entier. C’était au moment d’une
grande souscription nationale pour des inondés hongrois ou
espagnols. Personne ne s’est occupé de ce désastre français.)
"
On sent bien à travers
cette description que Maupassant voyageait accompagné d’un
guide touristique. Louis Piesse évoquait longuement le barrage
de Perrégaux dans le guide Joanne de 1882, Itinéraire de
l’Algérie:
" En quittant
Perrégaux, le chemin franchit l’Habra sur un pont en fer de
40 mètres et s’engage, par une montée, entre la route de
l’oued El Hammam à droite, et les berges escarpées de
l’Habra à gauche; elle s’élève jusqu’au col des juifs,
ainsi nommé parce que six juifs y furent massacrés par des
bandits arabes.
La route de Perrégaux
à l’Oued El Hammam offre des sites très pittoresques. Le
barrage de l’Oued Fergoug est d’un effet saisissant: la voie
longe sur ce point le magnifique lac formé par le barrage et se
trouve comme suspendue sur le flanc d’un escarpement de
rochers presque à pic.
C’est
à Perrégaux que le touriste partira pour visiter le barrage
(12 kilomètres). En suivant la route accidentée qui conduit à
Mascara par Oued El Hammam, on aperçoit, longtemps avant d’y
arriver, et se détachant sur un fond de montagnes boisées, une
ligne blanche qui grandit immensément à mesure que l’on
approche: c’est le barrage de l’Habra.
Ce
barrage construit au-dessous de la réunion de l’Oued Hammam,
de l’Oued-Tezou et de l’Oued Fergoug, qui prend alors le nom
de l’Habra, a une longueur de 478 mètres, y compris les 128 mètres
du déversoir; sa hauteur est de 40 mètres; la partie bétonnée
est de 7 mètres; enfin l’épaisseur de ce mur cyclopéen est
de 38 mètres 90 c. à la base. L’eau arrêtée derrière le
barrage forme un immense lac dont les bords semblent attendre
des constructions, lac qui, se divisant en trois branches,
remonte la vallée de l’Oued Hammam pendant 7 kilomètres.,
celle de Taourzout pendant trois ou quatre, celle de l’Oued
Fergoug pendant 7. Les flots qu’apportent les trois oueds sont
troubles, mais ils se reposent dans le lac et ils en ressortent
bleus. La contenance du bassin est de 14 millions de mètres
cubes. Cette eau s’écoule vers le bief inférieur par de
puissantes vannes qu’un seul homme peut ouvrir au moyen d’un
ingénieux mécanisme.
Les travaux du
barrage de l’Habra ont nécessité une dépense de plus de 4
millions de francs à la société Debrousse et Cohen, qui, en
échange de cette immense entreprise, a obtenu une concession de
25 000 hectares dans la magnifique plaine de l’Habra, entre
Perrégaux et la mer, à plus de 20 km de Perrégaux. C’est à
M. Barrelier, ingénieur, constructeur du barrage et gérant de
la concession, que nous devons les renseignements si intéressants
qu’il nous a donnés sur place. "
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Le barrage est à nouveau détruit en cette fin
d’année 1881. Monsieur Louis Laurent, alors maire de Perrégaux
et Monsieur Jules Duforest, conseiller général, obtiennent à
Paris les fonds et l’assurance de la reconstruction du
barrage. Dès 1882, les travaux étaient activement entrepris.
Sur
la colline située sur la rive droite du barrage, on distingue
une sorte de tour. Elle fait partie de " l’ingénieux mécanisme
" décrit par Louis Piesse : le débit des eaux est réglé
par deux énormes robinets et deux grandes vannes de chasse
permettant d’évacuer les eaux en peu de temps. La tour située
au sommet du mamelon est une cuve à eau où le liquide est élevé
au moyen d’une pompe à bras. Cette eau est destinée au
fonctionnement des deux presses hydrauliques qui commandent la
manoeuvre des vannes rendue très facile puisqu’un seul
homme peut alternativement les ouvrir et les fermer en quelques
minutes.
La
nouvelle rupture du barrage en 1927.
Il avait plu toute la
semaine et en ce vendredi 25 novembre 1927, le niveau de l’eau
ne cessait de monter obligeant les responsables du barrage à
ouvrir les vannes d’évacuations à leur débit maximum. Cette
opération ne suffit pas à diminuer la pression qui s’exerçait
sur le barrage-poids. En 22 heures et 20 minutes, le plan
d’eau s’éleva de 27 m 85!
Le samedi matin, à 10
h. 45, le barrage de l’Oued Fergoug, de 32 m de hauteur, se
mettait à vibrer. Soudain le barrage fléchissait dans son
milieu, s’ouvrait, et une énorme trombe d’eau jaillissait
au point de rupture.
Le barrage est rompu.
Une brèche de 16 m de hauteur sur 200 m de largeur, s’est
formée au milieu du barrage. Une vague gigantesque se précipite
vers Perrégaux emmenant avec elle les cinq à six mille mètres
cubes de maçonnerie arrachés au barrage. Le débit de ce raz
de marée terrestre atteint 2500 mètres cubes à la seconde.
L’ingénieur subdivisionnaire Avargues put prévenir par téléphone
le maire de Perrégaux, Monsieur Pascal Serres, qui fit donner
l’alarme. Les cloches de l’église Saint-Martin résonnaient
à tout va ainsi que le sifflet du dépôt de chemin de fer.
A Perrégaux, la
population s’est réfugiée sur les hauteurs de la colline des
planteurs, ou dans les étages des maisons qui lui paraissait être
suffisamment solides pour résister à un tel cataclysme.
Enfin, trois quarts
d’heure après l’annonce de la rupture du barrage, les flots
torrentiels déferlaient dans les rues de Perrégaux, dans un
vacarme assourdissant et angoissant.
La vague, puissante et dévastatrice,
emporte sur son passage le pont métallique du chemin de fer; au
dépôt des chemins de fer de l’état, les locomotives et les
wagons sont soulevés, renversés, transportés jusque dans les
rues de la ville. Les routes sont coupées, les vergers arrachés,
les récoltes anéanties. L’eau submerge et dégrade la route
Perrégaux Oran. Dans la ville, une cinquantaine de
maisons n’ont pas résisté et se sont effondrées sous le
choc et la poussée de cette force naturelle que l’on avait
essayé de maîtriser. Dans les rues, la hauteur des eaux
boueuses atteint deux mètres. Grâce à l’appel téléphonique
de l’ingénieur du barrage, mais aussi du fait que la
catastrophe se soit déroulée de jour, il n’y eut pas de
victime à Perrégaux. On dénombra cependant quelques noyés
dans la plaine, des indigènes essentiellement.
Dans la plaine, la
vague a perdu de sa puissance et sa hauteur n’est plus que
d’un mètre. Sa puissance s’est affaiblie en rencontrant sur
son parcours différents obstacles: les routes et les voies de
chemin de fer surélevées de Perrégaux à Mostaganem et à
Sahouria, ont fait office de barrages tout au long de sa
progression. Finalement le flot s’étale sur 20 km de largeur,
couvrant la plaine de l’Habra d’une épaisse couche de
limon.
En ville, l’eau
s’est retirée. La boue et la vase ont recouvert les rues, ont
envahi les caves et les rez-de-chaussées dont les planchers se
sont écroulés.
Les secours
s’organisent. Le 32° bataillon du génie de Hussein-Dey, prévenu
à 17 heures, envoie à Perrégaux, sur ordre du Général
commandant le 19° corps d’armée, un détachement
constitué d’un chef de bataillon, de trois officiers et de
150 hommes. Le 28 novembre, le détachement est rejoint par des
télégraphistes et des sapeurs du 45° bataillon du génie. Le
lendemain, le 29 novembre, la compagnie de pionniers du 1° Régiment
Etranger arrive à Perrégaux et cantonne sur wagons.
La légion Etrangère
et une compagnie du 15° Génie remettent en état la voie entre
Perrégaux et Bou-Henni.
Le Génie travaille à
la remise en état de la gare de l’Etat.
Il pleut depuis huit jours en ce 30 décembre
1927; à Perrégaux, l’oued Habra coule à pleins bords. Le
pont du chemin de fer menace d’être emporté d’un moment à
l’autre. Par crainte d’une catastrophe, la compagnie P.L.M.
a cessé dès le matin toute exploitation entre Perrégaux et
Bou-Henni. Elle a en conséquence arrêté à 9h50, en gare de
Bou-Henni, l’express Oran Alger ; le 31 décembre une nouvelle
crue enlève le pont mixte constitué de route et rail sur 55m
de longueur et 15 de large. Les télégraphistes rétablissent
les communications, en particulier sur la ligne Perrégaux
Mascara où elles sont coupées sur 2 km.
Le 31 décembre, le
barrage de Saint-Maur, à 2 Km en aval de Perrégaux, cède à
son tour.
Dès le 31 décembre, on
décide de construire sur l'Habra deux ponts distincts. A
l’emplacement de l’ancien pont, on projette de construire 3
travées de pont Pigeaud, expédiées de métropole. Mais la
rivière emporte une des deux culées du pont le 6 janvier 1928,
puis l’autre le 26 janvier. La brèche atteint alors 370 m.
Le pont portant le
nom de pont Tesson, en béton armé, a tenu bon malgré une brèche
de 16 mètres derrière la culée de la rive droite. En 10
jours, les sapeurs réalisent un pont sur pilotis, seul lien de
communication terrestre avec Oran en attendant les ponts
Pigeaud.
Le premier pont
Pigeaud est construit 500 m en amont de l’ancien pont, sur une
partie de l’oued dont la largeur est de 77m. Les travaux débutent
le 15 janvier et le premier pont est terminé le 23 mars 1928.
Le 29 mars 1928, le
pont route construit sur l’Habra par le 32° bataillon est
terminé et la compagnie PLM reprend l’exploitation de la
ligne Alger Oran avec transbordement à Perrégaux. Quant aux
Perrégaulois, l'heure était à la reconstruction et au
nettoyage de la ville envasée par des tonnes de boue et de débris
de toutes sortes.
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