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Mes chers compatriotes
On sait se qui s’est passé ce
jour-là et aujourd’hui nul ne peut l’ignorer.
Alors que l’indépendance de l’Algérie
venait d’être proclamée le 03 07 1962 le FLN
manifestait sa joie du fabuleux cadeau qui lui était
offert. Dès lors, dans une hystérie collective la chasse
aux européens était lancée avec son apothéose et son génocide
le 05 07 1962.
Ce jour là vers midi et jusqu’à
17h un déferlement de hordes sauvages assoiffées de sang
chassant tout ce qui n’était pas arabe se ruaient dans
les rues d’Oran.
On égorgeait, mutilait hommes,
femmes et enfants dont certains encore vivants étaient
transportés par camions au Petit Lac pour alimenter le
charnier en étant immolés sur des feux de joie préparés
à cet effet.
Les abattoirs d’Oran ont beaucoup
servi ce jour avec le saignement à blanc de ces
malheureux qui n’ont pas eu la chance de leur échapper.
Et pour les survivants un sort abominable leur était réservé.
Pour les hommes ce sera l’esclavage dans les mines de
sel et de phosphate ainsi que le déminage aux barrages électrifiés
des frontières. Pour les femmes et petites filles elles
seront offertes en pâture aux valeureux assassins et
terroristes de l’ALN. Quant aux restes des enfants je
n’ose imaginer leur calvaire. Si bien que les familles
de ces victimes auraient souhaité une mort plus rapide
afin de mettre fin à leurs souffrances.
Cette barbarie
orchestrée car nous savons qu'il y a eu complot ne
pouvait être ignorée de la France puisque ordre émanant
de l'Élysée avait pour consigne de confiner l'armée
dans les casernes et de ne pas intervenir.
Ainsi le glorieux
Charles a fait de la France le seul pays au monde où
l'armée nationale et républicaine laisse sur ordre
massacrer ses compatriotes civils. Comment donc appeler
cela si ce n'est complicité de crime contre l'humanité
de Pieds noirs et Harkis.
5 000 assassinats
et disparitions dans de telles conditions ne sensibilisent
en rien une très large partie de la classe politique.
Oradour/Glane est
appris dans les écoles, une rue du 17 10 61 est
inaugurée à Paris par Delanoé, le 19 03 62 jamais
interdit tandis que le 05 07 62 est ignoré tout comme le
26 03 62 rue d'Isly et même notre devoir de mémoire
interdit le 05 07 20 07 à Paris.
Pour nous cela
ressemblerait plutôt à une catastrophe politique, la
bombe d'hiroshima ou un tsunami car ce génocide est
réel. Il y a eu la nuit de la St Barthélemy et le 05 02
62 ce fut le jour de la St Antoine.
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A
présent recueillons-nous et observons une minute de
silence ... |
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