Page d'accueil    Plan du site

 

Voila donc plusieurs mois qu'avec de nombreuses associations, une plate-forme commune concernant les cimetières a été adoptée.
Devant de telles évidences, nous avons reçu à ce jour, beaucoup de témoignages de compréhension et d'amitié de la part d'hommes politiques et d'élus locaux.
Cela nous a conforté dans l'idée qu'il fallait sur ce dossier, parler au cœur et à la conscience.
Nos propositions n'attendent qu'un examen sérieux des autorités compétentes.
Et, malheureusement, force est de constater, qu'après de nombreuses demandes de rendez-vous, le Ministère des Affaires étrangères n'a à ce jour donné aucune suite. Nous en sommes encore, près de 6 mois après, à attendre que l'on veuille bien prendre en compte nos demandes et nos propositions. Après tout ceci n'est  qu'un reflet de la considération que l'on a pour les Rapatriés et pour leurs morts.
Chacun de ces morts a apporté sa pierre à la construction de l'Algérie, et nos cimetières, ou ce qu'il en reste, devraient inciter au respect, ce respect que l'on doit à tous ces anonymes qui ont laissé leur empreinte sur cette terre qu'ils ont tant aimée. 
Mais hélas, nous n'avons droit qu'au mépris ou tout au moins, à la désinvolture de nos dirigeants.
Nous nous interrogeons sur les non-réponses des Affaires étrangères, étant bien entendu que les dossiers des Rapatriés d'AFN, ne doivent en aucun cas être les otages de la politique . Et si l'on doit ne parler que des Cimetières, ce dossier ne fait appel qu'à l'Honneur, l'Humanité, et la Dignité.
François Paz

EDITORIAL  CLANR

jeudi 12 novembre 2009

LE RESPECT DES MORTS, UN DEVOIR PARTAGÉ

La situation de nos cimetières suscite parmi les Rapatriés une préoccupation angoissée. Chaque jour, en effet, arrivent des informations alarmantes. Les cimetières chrétiens et israélites continuent de se dégrader. A l'usure du temps, au manque de travaux d'entretien dans la période 1962-2003, se sont ajoutées les multiples profanations, les innombrables déprédations et l'œuvre de délinquants qui ont trouvé dans ces cimetières des lieux propices à l'accomplissement d'actes illicites.

Le résultat est une grande misère qui exige une action urgente de la part des pouvoirs publics.

Le plan gouvernemental 2004-2009 a été insuffisant ; il a, par ailleurs, trop privilégié les regroupements. La France doit maintenant assurer à une beaucoup plus grande échelle la restauration et la réhabilitation de nos cimetières ; avec les municipalités algériennes elle doit assumer la charge de leur entretien. L'État algérien doit garantir leur respect. Les Rapatriés devront prendre leur part de l'entretien normal des tombes dans des cimetières qui ne risqueront plus d'être profanés ou souillés.

L'ensemble des associations de Rapatriés directement concernées par la question des cimetières se retrouveront le 25 novembre à Paris pour arrêter des mesures ; dans les jours suivants, une demande de réunion ayant été formulée par notre fédération au mois d'octobre, leurs représentants rencontreront les pouvoirs publics auxquels ils soumettront des propositions d'actions.

Évidemment, dans la loi de finances qui, dans quelques semaines sera adoptée, la part du budget national consacrée aux cimetières de l'étranger devra avoir été considérablement augmentée.

Nous comptons bien qu'entre-temps la mission parlementaire demandée sera sur le point de se rendre sur place.

Nous espérons quelle recommandera la constitution de cette fondation que nous réclamions déjà en septembre 2008, fondation qui devrait garantir la protection, l'entretien et le respect, en Algérie, de tout ce qui a une signification pour les hommes de paix. Avec les cimetières, la maison natale dAlbert Camus, entre autres, devra être de ces lieux administrés par cette fondation.

Ceci participera grandement à la construction de cette relation apaisée, entre la France et lAlgérie, que nous appelons de tous nos vœux.

Denis FADDA .

 

Voyez ces ruines, et cherchez les tombes. 

Voyez les tombes et cherchez les croix.

 Voyez les caveaux et cherchez les portes et les fenêtres. 

Voyez ce paysage et cherchez respect et compassion.

 

Vous ne trouverez que tristesse et abandon; et cette douleur de penser que même les morts sont victimes de la même incompréhension. 

 

Ces photos datent d'Août 2009.....

st cloud 14.jpg (147299 octets)

st cloud 10.jpg (114235 octets)

st cloud.jpg (162451 octets) st cloud 01.jpg (151359 octets)
st cloud 02.jpg (179338 octets) st cloud 03.jpg (178029 octets)

st cloud 11.jpg (143498 octets)

st cloud 04.jpg (178149 octets) st cloud 05.jpg (178968 octets)

st cloud 12.jpg (146274 octets)

st cloud 06.jpg (121536 octets) st cloud 07.jpg (140014 octets)

st cloud 13.jpg (163620 octets)

st cloud 08.jpg (112455 octets) st cloud 09.jpg (176718 octets)
 

 

 

Malgré les efforts faits par l'Etat, et les associations pour nos cimetières, la situation est absolument catastrophique.

Bien sûr, des travaux sont lancés, des progrès sont faits, de ci, de là, mis à néant par une nouvelle vague de dégradations et de profanations. Le respect des morts est décidément une longue quête, et une action d'ampleur nationale, répondant à un malaise et une colère très profonds, serait le signe de la prise en compte d'une urgente exigence de dignité.

F. Paz

Photos de Sidi Bel Abbes 

Octobre 2009.

     
 
Le Cimetière de Guiard 

(Aïn-Témouchen)

L'Etat Français (au sens le plus large) a consacré un budget de 1 700 000 € pour les cimetières sur une période de 5 ans, y compris tous les travaux de regroupements. (Et non pas 1 000 000 € par an...)
Cette somme modeste au regard du budget national, correspond à une participation de 340 000 € par an pendant cette période. Sachant que l'Etat n'a rien budgété entre 1962 et 2005 pour nos cimetières laissés à l'abandon,  on peut considérer que l'effort de l'Etat en ce domaine, est de 36 170 € par an pour nos 600 cimetières ....Nos morts méritent un peu plus de considération.
 

François Paz

 

 

guillard le cimetière 3.jpg (214905 octets) guillard le cimetière 4.jpg (203155 octets)
guillard le cimetière 12.jpg (175105 octets) guillard le cimetière 13.jpg (208412 octets)
Le cimetière de Lourmel en Algérie...

Ces photos qui datent d'Octobre 2009, prouvent qu'il y a encore, beaucoup de situations, où les gouvernements ne se sont pas assez impliqués.

 

L'argent dépensé par l'Etat pour les cimetières d'AFN, n'est pas à la mesure de l'ampleur de l'indécente indignité, où sont réduits nos champs de souvenirs et de recueillements. Il n'est pas à la mesure du respect , que nous devons tous à nos morts.

 

A l'approche de la toussaint, ces images, mais aussi ce désintérêt et cet abandon des pouvoirs publics, blessent encore un peu plus, l'âme et le cœur des rapatriés.
 

François Paz